Quand il n’y a rien derrière, sinon rendre à Vanessa son bébé !


« Qui » est derrière un homme qui demande qu’on rende le bébé volé à une jeune fille dans un hôpital public ? Qu’est-ce qu’il y a « derrière » l’idée d’organiser une conférence de presse ou une marche pour faire toute la lumière sur cette affaire du bébé volé ? Et s’il n’y avait rien strictement rien derrière la démarche du Professeur Vincent Sosthene FOUDA, excepté ce qu’il y a devant ? De la solidarité que nous avons perdue, de l’humanisme que nous avons perdu, de l’amour du prochain que nous avons perdu !

Que sommes-nous en train de devenir au Cameroun ? Comment en sommes-nous arrivés à ne plus chercher que « derrière » ce qu’il y a devant, ce qui est clair, ce qui est évident ? Comment en sommes-nous arrivés à être tous des interprètes ? Des interprètes qui veulent traduire ce qui est en train de se passer devant  nous tous, en une chose secrète ? Avec les fameuses formules «cette affaire n’est pas simple ! » « Vous savez ce qu’il y a derrière tout ca ? » Mais d ’où vient ce désir d’ésotérisme permanent ? Ce qui se passe au Cameroun est-il si unique que cela a toujours besoin de décryptage ? Comme par hasard, cet ésotérisme est toujours politique !

Tout ne peut pas être politisé !

Si le vol du bébé de Vanessa est devenu politique, c’est bien de la faute d’un agent de police zélé qui a vu chez le Pr Vincent Sosthène Fouda un homme qui  « cherchait quelque chose… ». Encore que, il serait normal pour un homme politique déclaré comme cet éminent professeur de Sciences politiques, de vouloir le pouvoir… Après tous les reproches qui ont été faits à l’opposition camerounaise, n’est-ce pas un exemple pour les autres ?  Seulement, ici la politique est une affaire du « derrière ».  A force de ne chercher que dans l’obscurité, on ne peut voir davantage, la lumière du jour. Voilà ce qui semble dérouter les camerounais dans le personnage du Pr Vincent Sosthène Fouda. Lui, il  propose aux camerounais de faire la politique par devant, et au grand jour. On refuse d’écouter ce que demande cet homme politique engagé dans les problèmes des  camerounais, notamment ceux qui sont victimes de la loi des plus forts comme la pauvre Vanessa. Mais tout le monde cherche à savoir ce qu’il y a « derrière » son engagement.

Comment comprendre avec cette affaire du bébé volé de Vanessa Tchatchou l’inertie que le Chef de l’Etat  a lui-même maintes fois  condamné ? On serait allé dire au Président que c’est un groupe qui se cache derrière l’affaire du bébé volé de Vanessa Tchatchou pour tenter de le renverser. Pas moins ! Et du coup, il n’y aurait jamais eu de bébé volé et toute  cette affaire  aurait été montée de toutes pièces. Exactement comme on lui  dit à chaque revendication sociale que des « apprentis sorciers » veulent le renverser. Résultat : Pas d’enquêtes sérieuses pour rendre à Vanessa son bébé, mais des manœuvres pour couvrir les responsables de ce qui semble bien être un vaste réseau de trafic de nourrissons !

Le Président que son entourage a appris à connaître et à « dribler » serait-il sensible à ces affaires du derrière ? On comprendrait pourquoi le pays est autant paralysé. Il suffit qu’une personne aille dire que telle autre personne qui est entrain de vouloir construire un hôpital pour les pauvres camerounais cherche la place du président pour qu’il soit coupé dans son élan ! Du coup, personne n’ose plus prendre aucune initiative ! On est surpris que le pays régresse. Car tout aura été politisé et faire de la politique consiste simplement  à « aller dire… »  au Président  que « ce que vous voyez là… n’est pas ce vous voyez !». Voilà comment on décroche qui un poste ici, qui un poste là…

Un bébé qui menace la République !

Si le bébé d’à peine quelques mois voudrait renverser Paul Biya, c’est que l’Etat est devenu bien fragile ! Sinon comment expliquer que pendant que les voleurs sont tous libres de leurs mouvements,  l’Etat s’acharne et traine en justice ceux qui comme le Pr Vincent Sosthène Fouda, Valsero, les étudiants de l’ADDEC ne demande qu’une chose : Qu’on rende à Vanessa  son bébé. Ils vont être jugés le 08 mai prochain pour « trouble à l’ordre public et mise en mal de la paix » ! Comme si la paix qu’on défendait était celle d’une petite élite qui a déjà tout pris aux camerounais au point de prendre même  le peu qui leur reste, leur progéniture.

Le bébé de Vanessa semble être venu au monde pour leur régler leur compte. Alors que les responsables religieux et même les chancelleries des pays des droits de l’Homme s’en étaient accommodés, la faiblesse naïve semble pour une fois prendre le dessus sur la force arrogante. Elle vient mettre fin  au vampirisme boulimique de l’élite camerounaise engraissée et protégée.

De grâce, pour une fois essayons d’exorciser la bête politique qui nous gangrène et enfin redevenir des hommes, faisons tout  par devant afin que cette fois, le président n’aie plus besoin d’interprètes pour lui dire ce qu’il y a « derrière ».

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Un commentaire

  1. Daniel · novembre 17, 2012

    Vous avez tout dit Jean Pierre! J’ai eu le plaisir de vous rencontrer au CCF lors de la projection de « Quartier Mozart ». Merci encore pour ce filme

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