REACTIONS A L’ARTICLE « la lutte »


25 avril, 19:03
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Depuis que Emmanuel Macron a clairement apporté son soutien à la succession filiale par coup d’Etat au Tchad, les panafricanistes sont désormais convaincus que les luttes de libération nationales des peuples Africains des années 50 et 60 sont encore à l’ordre du jour en 2021. Si dans les années 50 et 60 les armes faisaient parties intégrantes du projet de liberation, nous constatons qu’en 2021 l’option de la lutte armée qu’a défendu Nelson Mandela jusqu’au bout a été complètement abandonnée par les intellectuels africains et la majorité des oppositions Africaines. Peut-on le leur reprocher? Les nouvelles valeurs chrétiennes et musulmanes des africains leur interdisent désormais d’envisager cette option brutale. Pourtant pour le colonisateur de l’époque l’option militaire reste une option, et c’est d’ailleurs pourquoi l’Ex-president Tchadien était “l’ami”. Aujourd’hui le marxisme a disparu comme théorie de lutte de libération du continent, comment on lutte alors? Contre l’ennemi de l’intérieur qui est la dictature “militarisée” africaine et le donneur d’ordre qu’est la France? Certains pensent comme le journaliste camerounais Venant Mboua que la lutte doit se faire contre l’ennemi de l’intérieur. D’autres comme l’activiste Kemi Seba pensent que c’est contre le commanditaire de la dictature et de l’exploitation qu’il faudrait lutter. Quelque soit ce qu’on pense, les appels à la lutte se font de plus en plus entendre et les récentes protestations des jeunes Sénégalais visant à la fois Macky Sall et la France démontrent bien ce qui se joue en ce moment. Sauf que les luttes démocratiques sur le continent s’essouflent à cause de leur inefficacité et l’option de la lutte armée commence à séduire comme c’est le cas au Cameroun avec les Ambaboys anglophones dont les revendications ont été ignorées depuis des décennies. Pour beaucoup d’observateurs le voyage de Macron au Tchad est une forme de déclaration de guerre qui confirme bien que la brutalité française des années 50-60 est toujours à l’ordre du jour. La démocratie dans le pré-carrée va devoir attendre et le modele Macronien des successions qui vont s’enchainer est désormais clair. La question qui se pose est que depuis cet affront les appels à poursuivre la lutte contre la France vont-ils encore se contenter d’être de l’ordre de la démocratie avec des élections bridées ou de l’ordre de la parole savante des intellectuels invités dans les plus grandes universités du monde? J’en doute fort. La lutte va indéniablement prendre une nouvelle tournure, laquelle je ne saurais prédire mais il y a déjà beaucoup de haine dans l’air. Voila pourquoi je propose une solution de la dernière chance. La lutte afin de rester démocratique doit sortir les préoccupations des peuples Africains du cadre privé de la France-Afrique et que ces questions se rediscutent désormais dans un cadre politique avec les peuples Francais… le cadre démocratique Africain a perdu tout crédit et ne saurait plus être le lieu. Le cadre politique et démocratique Francais et Européen devrait etre l’espace de la lutte. Un parti politique Africain doit donc naitre en France. Une espèce d’ internationale Africaine qui fera de la question Africaine une question planétaire.

214Välery Tîto, Pierre Fezeu et 212 autres personnes48 commentaires131 partagesJ’aimeCommenterPartager

48 commentaires

Les plus pertinentsEn ligneÉcrivez un commentaire…

  • En ligneIbrahim MbamokoJean-Pierre Bekolo tout à fait d’accord avec toi. La solution est politique. Je l’ai toujours dit. Il est temps que les africain.e.s de France et de l’Europe investissent l’arène politique. Après la question épineuse c’est le droit de vote des étrangers au niveau local et national dans les pays européens, que les législateurs européens ont savamment verrouillé 7
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  • Lado Ludovic SJExcellente idée, ce combat doit être porté sur le terrain politique et en France, notamment. 11
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  • Albert BoumEn gros l Afrique n est pas une question relevant des Affaires étrangères mais bien une question interne. Comme on fait son lit on se couche.1
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  • Odile MoyoBien compris le développement avec lequel je suis d’accord mais pas trop compris la proposition de fin. Concrètement comment cela se fait il et pour quel impact ?2
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    • Frank NjiagaOdile Moyo la fin se résume ainsi《Macron, c’est ta place que nous NOIRS, voulons 》4
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    • En ligneTiti OdealFrank Njiaga bref, encore quelque chose d’illusoire. 2
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    • En ligneTiti OdealSérieux.
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    • En ligneAuteurJean-Pierre BekoloOdile Moyo les elections en France sont le seul veritable enjeu politique. Il est important que la question Africaine permette aux Francais de choisir tel ou tel autre candidat, donc de gagner ou de perdre des voix. Donc au lieu que ca se joue en privée, ca doit se jouer entre français. Historiquement, l’Afrique que nous avons aujourd’hui a été fabriquée par le General De Gaulle avec L’aval du peuple francais qu’il consultait. Le franc CFA par exemple a ete cree dans le cadre de son projet de « communauté » validé par le parlement. Aujourd’hui le peuple francais n’est plus consulté. La France-Afrique n’existe que parce que l’Afrique est un No Man’s Land, un far west où tous les coups sont permis. Enfin l’Afrique comme mouvement politique est avant tout une vision du monde qui ne concerne pas seulement les noirs ou les Africains. Tout le monde est donc le bienvenu dans un tel parti qui. comme les Maoistes francais de Mai 68!2
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    • Odile MoyoJe vois et comprendsmieuxla logique de créationd’un tel parti qui serait centré sur la politique française vis à vis de ses ex colonies et permettrait mieux aux français d’en être conscients et donc d’influer sur le sort de ces rapports.Mais qui connaît la société française dans sa configuration d’aujourd’hui sait qu’un tel parti ne risque hélas prospérer. Elle est divisée en 3, voir 4 groupes tel qu’à révélé les dernières élections avec quoiqu’on dise un RN qui a une base solide a laquelle la droite traditionnelle ou gauche socialiste n a aucun mal à se joindre lorsqu’il faut stigmatiser et accuser les noirs et autres immigrés de tous les maux. Parmis eux, tu as beaucoup de noirs francisés qui sont dans cette même logique de défendre la démarche francafricains de la France au prétexte que « de la realpolitik des Etats n’ayant pas d’amis « .Les accusations de « communautarisme » y compris dans une mauvaise foi politicienne finiront de brouiller sa portée et de le decredibiliser.A mon humble avis, il serait plus efficace d’integrer et d’appuyer le mouvement qui traite de ces sujets de façon concrète et dans une logique de rapports gagnants/gagnants. Et tout cela est intégré dans l’ideologie des mouvements tels que la FI ou les GJ. Si les noirs avaient eu cette conscience lors des dernières élections et avaient voté massivement JLM au lieu de macron/fillon/hamon, sans doute il serait passé et la donne serait différente aujourd’hui.1
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    • En ligneTiti OdealJe ne pense même pas que les africains en communauté puisse reellement créer un « bordel » impactant. On a vu la formidable mobilisation des GJ ( français) et comment elle a été matée au point où l’on a du rappeler remonter les bretelles à Macron.
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    • En ligneAuteurJean-Pierre BekoloOui bien sûr ce sera le bordel mais le bordel ne doit pas seulement être en Afrique !!!
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  • Omgba BissogoJean-Pierre Bekolo C’est une solution utopique, un blabla qui fera pschitt et ne produira comme ses consœurs aucun résultat.Face à l’impérialisme français, la solution qui s’impose aux peuples d’Afrique, c’est la violence, la lutte armée et tous les autres sabotages qui vont avec!Le fer aiguise le fer et il n’y a que ce langage que ces individus comprennent.À défaut d’envisager cette option, les politiciens naïfs comme les Kamto, pape du droit dans un Etat de non-droit, continueront de se faire massacrer, embastiller avec la bénédiction des français et Junior sera bientôt installé au pouvoir par Macron « pour la stabilité de l’Afrique centrale et la lutte contre les terroristes ambazoniens ».Et ce ne sont pas les quelques excités du clavier qui pullulent ici sur Facebook qui y changeront quoique ce soit !19
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  • Marlise BétéCette analyse est bien vue mais où allons-nous enterrer nos égos pour aller à l’essentiel ?Au stade où nous en sommes, nous devons arrêter de fantasmer sur la démocratie illusoire qui hante nos bouches en refusant de s’installer ou au moins de traverser nos esprits.La seule évidence qui s’offre aux peuples africains dans le cas d’espèces est de s’associer à l’ennemi du commanditaire pour mener une lutte armée à l’intérieur comme aux frontières. C’est dire. C’est violent mais quand on rompt le respect et le dialogue, la violence s’installe sans sans autre forme de procès et il faut savoir se servir des armes et des techniques de l’ennemi contre lui.3
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  • Alain Alfred MoutapamExcellent
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  • Mbala Fisseng FabriceLack of charismatic political leadership in French Colonial Africa, in the likes of Mandela, Lutherking, Ghandi. That is peoole with the right moral compass to speak truth to power. We have the feeling that all oposition leaders in French Africa need the blessings from Paris, and not the adherence of the people. The fear of the unknown by the people. There is no political fight without the support of the majority of the people ready to die for their ideas. In French Africa, people are contented with their self interest and preservation. .. political position for self and family, rather than the greater good
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  • Em AdamsThe African question is already global. What you have is that it is safer in France, « gay Paree », than it is in Cameroon, where the fight is not rhetorical. Baguette or Bombs!
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  • Välery TîtoSeul la lutte libères.Et je ne parles pas des textes et des principes caucasiens. Je parles de celle là qui émane des tripes des Oppressés affamé, dépité et enfin prêt à se jeter en masses contre la dictature et les privilégiés.La lutte, la vague d’espoir qui emportes et balai la court pollué par les bouteilles de champagne et l’odeur nauséabonde des gros cylindrées…4
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  • Venant MbouaPour ma part, la lutte peut être menée sur les deux fronts. Mais ma crainte est que, de répéter aux Africains que leurs problèmes viennent de la France, ils ne finissent par dédouaner leurs dirigeants corrompus et autocrates. Il y a même pire, ils finissent par se laisser tromper par les animateurs des dictature qui savent reposer tous leurs forfaits sur la France. Un type s’organise-t-il, avec sa famille et ses petits copains, pour se momifier au pouvoir ? Il accuse la France. Un régime martyrise-t-il des citoyens qui finissent par se révolter ? On accuse la même France qui l’a mis au pouvoir. Donc pour moi, mettons nos énergies à nous trouver des représentants patriotes et avec eux, nous nous mettrons en position verticale devant la France ou toute autre force impérialiste 27
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    • En ligneAuteurJean-Pierre BekoloVenant Mboua j’ai envie d’ajouter que quand nous parlons du peuple africain, nous ne parlons pas d’un ensemble ayant la même idéologie… Ceux qui profitent de ces dictatures ne veulent pas de changement… Il faudrait donc les chasser eux aussi … tu vois donc le scénario…7
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    • Éric K. SimoVenant Mboua Comment faire alors pour désigner des représentants patriotes à la têtes de nos états avec des systèmes électoraux complètement biaisés? C’est là tout le problème. En 60 ans, au bilan, on n’a pas en Afrique centrale reussi à porter au pouvoir un seul, pas même un seul dirigeant bénéficiant de la légitimité populaire…6
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    • En ligneAuteurJean-Pierre BekoloVenant Mboua tu ne dis toujours pas comment? Je parle des différentes options dont la lutte armée… Tu sembles croire en bon chrétien aux voies non violentes… Mais laquelle? Les question telles que vaincre d’abord les divisions sont une distraction. Exiger la perfection pour obtenir une victoire est déjà compromettre cette victoire. Ton raisonnement ne va pas jusqu’au bout et j’ai peur qu’il explique justement l’impasse actuelle.8
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    • En ligneAuteurJean-Pierre BekoloVenant Mboua je te propose ici une liste de comment on chasse les dictateurs et tu me diras laquelle tu envisages: 1-le peuple dans la rue qui fait partir le président du palais. 2-coup d’Etat des militaires qui prennent le pouvoir. 3-Assassinat, on tue le président et un autre le remplace 4- le président perd des élections démocratiques 5- le président subit des pressions de la communauté internationale et s’en va 6- un génocide 7- une guerre… 6
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    • Frank NjiagaVenant Mboua excellent 👌🏿C’est dommage de retourner ainsi à la case départ après des années de dénonciation des manipulations d’Afrique Média 
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    • En ligneTiti OdealVenant Mboua Ha, on arrive à la conclusion que j’ai eue sur ton post.A la seule nuance que ce que tu préconisés est essayée depuis longtemps avant les indépendances sans succès.Car la matrice réussit toujours au final à imposer celui qu’elle veut. Sankara en est l’exemple patent qui est sûrement la plus grande perte qu’à connue l’Afrique noire francophone en terme de patriote, visionnaire et volontaire.1
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    • En ligneAuteurJean-Pierre BekoloDans un pays comme le Cameroun le peuple n’a jamais choisi son président.As tu une idée de comment mettre au pouvoir ces dirigeants dont tu rêves ?9
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    • Omgba BissogoVenant Mboua Très drôle !🤣🤣🤣🤣
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    • Venant MbouaJean-Pierre Bekolo oui, tous ceux qui, en Afrique veulent en découdre avec la France doivent décider en commun de se débarrasser des suppôts. Quand je relis ta question, elle sonne comme un découragement dans le genre biya’a bo ya alors ? Si nous ne pouvons pas nous rassembler pour et nous organiser pour chasser nos dictateurs satrapes de la France, comment pouvons-nous vaincre alors cette France5
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    • Venant MbouaÉric K. Simo nous avons des élites de cette trempe, nous les connaissons; quand on n’en connait pas à temps, il en émerge pendant les révolutions. Je ne cesse de citer l exemple des pays d’Amérique latine qui se sont débarrassé des États-Unis… 2
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    • Éric K. SimoVenant Mboua Je ne doute pas qu’il existe des leaders capables d’incarner la légitimité populaire. On a eu les leaders nationalistes massacrés au lendemain des independances, aujourd’hui on a des hommes de qualité comme Maurice Kamto au Cameroun, le jeune Succes Masra au Tchad et bien d’autres dont on n’a peut-etre même pas encore entendu parler à date . La question est : comment deboulonner les systèmes néo-coloniaux en place pour pouvoir les porter à la tête des états ?
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    • Venant MbouaÉric K. Simo comment les déboulonner ? Il faut que nous cessions d’abord de nous diviser. De lutter entre nous du peuple et affronter notre adversaire commun, notre élite dirigeante. L’Afrique francophone ne s en sortira pas sans des changements systémiques issus des révolutions, c est à dire la proposition de la refondation à laquelle les peuples adhèrent et se mettent debout pour l’obtenir 1
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    • En ligneTiti OdealJean-Pierre Bekolo c’est pour cela que parler d’unité est une vue de l’esprit. La matrice s’est toujours appuyée sur d’autres africains pour agir. 3
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    • Venant MbouaJean-Pierre Bekolo si nous prenons l’Afrique francophone globalement, selon les pays et les peuples, 1, 2 et 5 peuvent marcher. Dans le cas spécifique de notre pays le Cameroun, nous avons un point zéro à y ajouter: la rééducation par la réinformation des populations. Toutes les divisions que nous vivons, viennent de ce que nos populations, tant de la diaspora que du pays, ne savent pas encore porter le statut de citoyens. Elles sont si fragiles face à la manipulation !!! Ce travail de rééducation peut se faire grâce aux facilités que nous offres les technologies de l’information. C’est utopique ce que je dis? Pour être plus pratique, j aurais pu dire, il n y a que les armes pour chasser les dictateurs FrançAfricains. Mais justement, au nom de tout le bazar des principes universels, l ennemi de souche en profitera pour revenir par des missions internationales et consolider sa place. Il faut que nous populations, devenions en fin des citoyens. Engagés 
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    • En ligneAuteurJean-Pierre BekoloVenant Mboua je pense que malgré le fait que nous avons dans notre pays le Cameroun une histoire de lutte contre justement la France, nous n’avons pas théorisé cette lutte passée pour qu’elle nous prépare à la victoire demain. Les Um Nyobé étaient-ils pas moins chrétiens pour envisager la lutte armée qui a inspiré l’ANC en Afrique du Sud. L’élimination de Moumiéà Geneve, l’exécution de Ouandjé et la mort au combat de Osende Afana quand on en parle ne sont pas des récits résilients qui préparent à la victoire, comme les Japonais et les Allemands nous sommes des perdants d’une guerre… sauf que l’avantage que nous avons sur eux, c’est que la notre était pour une noble cause, c’était pour la libération du colonialisme. Comment se fait-il qu’avec une si belle histoire… toujours pas racontée officiellement puisque ce sont les collaborateurs qui ont pris le pouvoir… les intellectuels camerounais n’aient pas pu préparer la victoire de demain? Reconnais Venant Mbouaque ce que tu souhaites, nous savons que nous ne l’avons jamais préparé pour le mettre en pratique.3
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    • Venant MbouaC est exactement ce que je dis. C est pour cela que je mets cette préparation en point zéro. Il faut commencer par là. On aurait dû commencer par là. Il.ne se fait pas tard, cependant
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    • En ligneAuteurJean-Pierre BekoloSi Gbagbo a été présente à la CPI c’est bien que notre rêve d’autarcie, de faire les choses entre nous sans les autres n’ est plus possible. Et encore faudrait-il définir le “nous”. Nous qui?1
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      •  · 23 h
    • Marlise BétéJean-Pierre Bekolo les options scénaristiques que tu proposes sont claires mais, je crains dans le cas d’espèces que le peuple qui est l’élément essentiel de ce changement soit incapable de suivre.🤣 Non pas que je le traite de populace imbécile à la Dolback mais, je fais une analyse tout à fait objective. 🧏🏾Pour comprendre ma position, retournons à plus de 50 ans en arrière revoir les luttes de libération du Cameroun par exemple, menées par L’UPC.💔💔💔 Faisons un bilan et organisons mieux le mouvement en rectifiant ses manquements en nous servant de nos outils actuels.Regardons les mouvements actuels et soyons d’avis que les jeunes sont en colère mais manquent de stratégies et de formations politiques. On peut aussi reconnaître qu’à son temps, l’UPC a formé des gens et que maintenant, plus aucun parti ne le fait. Ce qui engendre la débrouillardise politique et colérique actuelle.😂Donnons-nous 10 ans et attelons-nous avant toutes choses à former les peuples et à compter sur eux pour de vraies insurrections.👌🏾👌🏾👌🏾Venant Mboua Les options militaires peuvent être envisagées mais, en face, on a 2 grosses puissances qui arment savamment les dictateurs. Le seul contournement pourrait donc être de s’associer aux 2 autres puissances( la Russie et la Chine) qui sont ennemies de l’occident pour aller chasser non seulement nos marionnettes, mais aussi les manipulateurs de celles-ci.🙏🏾🙏🏾🙏🏾 Il faut donc être sûr de ses alliés, de la constitution d’un fonds considérable pour l’armement et s’assurer de mener les actions en une seule semaine pour éviter le maximum de bain de sang. Car, rester longtemps dans une opération militaire mal préparée ferait de nombreuses pertes en vies humaines, donc, nous ne saurons l’envisager pour le moment au vue de la situation actuelle et de la non préparation des différents peuples.
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    • Marlise BétéVenant Mboua L’option de l’Union des peuples n’est pas envisageable. Celà reste une utopie.😂Les camerounais ayant connu les luttes de libération en sont encore traumatisés. 👌Il suffit d’évoquer juste une apposition sérieuse au régime en place pour se voir bannir de la famille par simple peur. 🙆🏾La flagornerie pour le satrape développée par certains n’augure pas seulement la famine, mais aussi la peur profonde due aux tortures psychologiques et les réliques des règnes Fochivé et autres… Le peuple tchadien côtoyant celui du désert est plus prêt car rempli de courage. Celui de Bangui ayant longtemps lutté peut encore se mouiller. Les Kongos? Peut être.🤔🤔🤔 Pour le reste, il vaut mieux oublier. Donc, allons-y méthodiquement et au cas par cas en prenant chaque peuple en fonction de ses spécificités. L’effet boule de neige fera le reste.😂
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    • Marlise BétéVenant Mboua Mboua tu rêves. Tout même tu sais que les meilleurs élèves iront avant trahir et se faire prendre comme de vrais montons, non?!
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    • Frank NjiagaTiti Odeal KAGAME 1
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  • Marvyne Loti LoutonadioParlons-en avec Don Presley Mhatt Mfumu Mike Nsaku
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  • Florence CattinJe ne sais pas Jean-Pierre, il manque un peu de compréhension des processus et de vision du futur souvent il me semble dans tes commentaires (si je puis me permettre, avec tout le respect que j’ai pour toi et en sachant que j’ai peut-être/surement tord – car nous parlons de sujets tellement complexes avec tant d’acteurs – et qu’il est tellement facile de juger assis devant notre écran ou au travers de conversations de rues …). ; il y a beaucoup à dire pour la stabilité et ceux qui profitent le plus – en ce moment de l’histoire en tout cas – de l’instabilité politiques sont des mouvements aux idéologies bien plus dangeureuses que celles d’un Deby ou de la transition par son fils – Lorsque celui-ci dit que c’est une étape transitoire, qui sera suivie par des elections – cela semble tellement logique – lui donner le bénéfice de prendre sa déclaration at face value ?? Quelle serait l’alternative (d’autant plus quand tu es en train de défendre tes frontières …)? Tout régime, mm démocratique à l’occidentale (qui pour moi est très loin d’être parfait ou un modèle de bonne gouvernance) serait obligé de nommer immédiatement une relève (le VP en fait ). Bref,tu me dis qu’il faut se battre pour imposer l’Histoire de l’Afrique par exemple à l’école (l’oeuvre la plus complète à ce jour publiée par l’UNESCO et remise à jour partiellement dans les années 2000 – les contes tant qu’ils existent encore et sont transmis, de moins en moins, avec des artistes pour développer ces histoires dans l’inconcient collectif de sa culture mais à ajouter aux histoires de l’humanié), comme l’a fait Lula au Brésil dans certains états, je te dis oui; qu’il faut se réunir avec personnes ayant à coeur le Bien Commun et travailler ensemble pour faire avancer les choess dans la bonne direction – voir créer un parti et travailler sur des vrais programmes, etc … qu’il faut « décoloniser » la pensée et retrouver fierté et puiser force dans ses racines (le seul humus véritable), tout ça je te suis … Après de revenir sans cesse sur la relation (forcemment de par l’histoire) proche et priviligiée entre la France et d’anciennes colonies pour dénoncer ce qui ne peut pas être défait, ne nous équipe pas bien je trouve pour construire tout ce qu’il y a à faire pour assurer ne serait-ce qu’à manger suffisement pour les peuples avec des conditions de vie décentes et dans une nature aussi abondante que possible seule garante de tout développement et futur résilient …Alors un enième parti, réunissant la diaspora ou que celle-ci se réunisse pour s’accorder dans le vote de ses membres dans les nations respectives de résidences, oui, pourquoi pas … mais surtout mettre les mains dans la boue et vraiment apporter des solutions concrètes à ceux qui en ont le plus besoin et n’ont pas le privilège comme nous l’avons de passer un peu de temps ici à partager nos idées … Mais je sais que tu es aussi actif et engagé dans ton domaine que je suis dans le mien, et finalement c’est tout ce que nous pouvons faire, c’est peu mais le ruisseau est fait de gouttes d’eau … En tout cas je te soutiendrai toujours dans tes combats et si tu te sens investit d’une démarche politique, malgrés mes commentaires ci-dessus, j’espère que tu le sais … mais ce qui est en train de se jouer va bien au delà je pense que ces relations ex-colonies/colonisateur ou en tout cas n’ont sont qu’un des aspects; les axes de communication avec de nombreuses autres puissances sont ouverts aujourd’hui aux pays africains (et de la planète entière) et donc allons-y …. échangeons, faisons des deals intelligents, assurons-nous que les dirigeants ont en tête leur mandat de base education, santé, stabilité, etc et de les rendres accountable bien sur, mais travaillons de l’avant. Enfin, my 2 cents comme on dit 🙂 Bonne nuit. 2
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    •  · 15 h
    • En ligneAuteurJean-Pierre BekoloFlorence Cattin heureux de te lire… tu sembles perturbée par l’idée d’un parti Africain en France. Qui t’a dit que ce serait un parti communautariste « diaspora »? Le Maoisme a bien existé en France, tu sais pourquoi? Pace que des intellectuels français pensaient que ce qui se passait en Chine devait influencer le reste du monde. Il en est de meme avec les questions Africaines. Et si tu as voté aux dernières elections, c’est bien que tu crois aux partis comme cadre démocratique pour changer la France. Pourquoi l’Afrique n’a pas droit à ce meme cadre… Pourquoi accepter les promesses d’individus dont on ne sait rien et qui parviennent au pouvoir par la violence si ce n’est accepter cette privatisation des questions Africaines? Enfin j’adore ta chute « assurons-nous que les dirigeants ont en tête leur mandat de base education, santé, stabilité, etc et de les rendres accountable bien sur, mais travaillons de l’avant. » J’ai envie de rire… Sankara voulait quoi? Que lui est-il arrivé? La France est désignée comme responsable. Je te souhaite une bonne journée mon amie….4
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      •  · 6 h
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  • Flaure Bénie TchinkouTrès bonne analyse…
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  • Serge Armand Kenmogne TeguiaIdée vraiment lumineuses à mon sens. Les politiciens français abusent l’Afrique sur la base de l’ignorance que leurs peuples ont de l’histoire et de l’actualité africaine.2
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  • Appolos TayouJean-Pierre Bekolo je valide ce post.Bonne analyse!1
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  • Minfokah BernardPour changer le système néocolonial français il faut d’abord se débarrasser de celui qui l’incarne1
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LA LUTTE

Depuis que Emmanuel Macron a clairement apporté son soutien à la succession filiale par coup d’Etat au Tchad, les panafricanistes sont désormais convaincus que les luttes de libération nationales des peuples Africains des années 50 et 60 sont encore à l’ordre du jour en 2021. Si dans les années 50 et 60 les armes faisaient parties intégrantes du projet de liberation, nous constatons qu’en 2021 l’option de la lutte armée qu’a défendu Nelson Mandela jusqu’au bout a été complètement abandonnée par les intellectuels africains et la majorité des oppositions Africaines. Peut-on le leur reprocher? Les nouvelles valeurs chrétiennes et musulmanes des africains leur interdisent désormais d’envisager cette option brutale. Pourtant pour le colonisateur de l’époque l’option militaire reste une option, et c’est d’ailleurs pourquoi l’Ex-president Tchadien était “l’ami”. Aujourd’hui le marxisme a disparu comme théorie de lutte de libération du continent, comment on lutte alors? Contre l’ennemi de l’intérieur qui est la dictature “militarisée” africaine et le donneur d’ordre qu’est la France? Certains pensent comme le journaliste camerounais Venant Mboua que la lutte doit se faire contre l’ennemi de l’intérieur. D’autres comme l’activiste Kemi Seba pensent que c’est contre le commanditaire de la dictature et de l’exploitation qu’il faudrait lutter. Quelque soit ce qu’on pense, les appels à la lutte se font de plus en plus entendre et les récentes protestations des jeunes Sénégalais visant à la fois Macky Sall et la France démontrent bien ce qui se joue en ce moment. Sauf que les luttes démocratiques sur le continent s’essouflent à cause de leur inefficacité et l’option de la lutte armée commence à séduire comme c’est le cas au Cameroun avec les Ambaboys anglophones dont les revendications ont été ignorées depuis des décennies. Pour beaucoup d’observateurs le voyage de Macron au Tchad est une forme de déclaration de guerre qui confirme bien que la brutalité française des années 50-60 est toujours à l’ordre du jour. La démocratie dans le pré-carrée va devoir attendre et le modele Macronien des successions qui vont s’enchainer est désormais clair. La question qui se pose est que depuis cet affront les appels à poursuivre la lutte contre la France vont-ils encore se contenter d’être de l’ordre de la démocratie avec des élections bridées ou de l’ordre de la parole savante des intellectuels invités dans les plus grandes universités du monde? J’en doute fort. La lutte va indéniablement prendre une nouvelle tournure, laquelle je ne saurais prédire mais il y a déjà beaucoup de haine dans l’air. Voila pourquoi je propose une solution de la dernière chance. La lutte afin de rester démocratique doit sortir les préoccupations des peuples Africains du cadre privé de la France-Afrique et que ces questions se rediscutent désormais dans un cadre politique avec les peuples Francais… le cadre démocratique Africain a perdu tout crédit et ne saurait plus être le lieu. Le cadre politique et démocratique Francais et Européen devrait etre l’espace de la lutte. Un parti politique Africain doit donc naitre en France. Une espèce d’ internationale Africaine qui fera de la question Africaine une question planétaire.

L’Oedipe Africain – Pourquoi les Africains veulent tuer la France

Dans la rubrique de pourquoi nous les Africains modernes nous sommes comme nous sommes? C’est à dire que nous sommes des gens un peu malades…Avouons-le. Nous sommes bizarres quand nous avons le pouvoir, on ne nous nous reconnait pas dès qu’on a l’argent, n’en parlons pas alors de quand nous sommes célèbres … Nous avons tous fait le constat que qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond en nous. Qu’est-ce qui fait ca? J’ai essayé de l’expliquer en m’appuyant sur le fameux complexe d’Oedipe. Voilà ce que ca donne.

Oedipe c’est le fils qui tue le père et couche avec la mère. Le père pour nous serait, représenté par l’occident colonisateur et la mère serait nos origines ancestrales, notre terre-mère (motherland). Nous les Africains contemporains seraient donc l’enfant qui aurait donc ce père et cette mère. 

En tuant le père comme Oedipe, nous sommes donc dans ce désir de devenir notre propre père. En d’autres termes, nous voulons devenir notre propre occident. Une espèce sans père, auto-engendré. Qui peut nier que nous Africains modernes sommes une créature de l’occident, notre père? Comme le dit  le professeur Valentin Mudimbe, nous sommes une “invention”, une invention de qui? de notre père, l’occident, je parle bien de cette Afrique constituée d’Etats actuels imaginés à la conference de Berlin de 1884 à laquelle aucun Africain n’était convié. Nous voulons être notre propre père sans coucher avec notre mère. Et pourquoi nous Africain voudrait-on devenir notre propre occident? Parce qu’on voudrait une existence auto-produite. Nous voulons d’une vie occidentalisée que nous a apporté notre père, l’occident, mais sans lui. On aimerait être notre propre géniteur de notre modernité. Être son propre occident, c’est être sa propre origine et surtout être autonome, donc “indépendant”. Nous sommes dans un projet hyper ambitieux car il s’agit de nier son absence de fondement en devenant son propre fondement: le fondement d’une personne indépendante, un ego cartésien autosuffisant. Le  complexe d’Oedipe Africain serait dû au fait que nous avons découvert un beau jour, qu’on pouvait prendre la place du père, l’occident et que nous étions devenus autre chose que notre mère, nos origines ancestrales. Le problème n’est pas tant que Papa, l’occident ait un droit prioritaire sur Maman, l’Afrique, ”Mais si je ne fais pas partie de Maman, de quoi fais-je partie ? » Ce qui devient, de façon plus générale : Que suis-je? Qui suis-je ? Apparaît alors le besoin de découvrir son propre fondement, ou plutôt de le créer – un projet vain qui ne s’accomplira jamais comme le pense Mudimbe dans l’Odeur du Père, l’Afrique peut-elle et doit-elle se débarrasser de l’occident? Le résultat est un sentiment du soi illusoire toujours angoissé par sa propre absence de fondement. Voila comment j’explique cette haine des Africains pour la France, des Africains dont l’ideal est de vivre en France.

En meme temps qu’il veut devenir l’occident, l’Africain promet à sa mère qu’il ne vit que pour elle, que toute cette démarche vers le père est pour elle et qu’un jour ils retourneront chez eux . En gros s’il part en occident chez le père, c’est pour faire vivre l’Afrique sa mère. Quel paradoxe! Et pourtant il est là notre projet. Et comme c’est avec les yeux que l’occident nous a ébloui, on peut se crever les yeux comme oedipe ou faire disparaitre celui qui nous ébloui depuis des siècles et est à l’origine de cette maladie dont nous souffrons, le désir de l’occident.

Where is America?

America has taught us through cinema and its many military interventions around the world that if humanity was ever attacked by bad guys or threatened in any way, America would be there to defend and protect us.

Today humanity is under attack by the corona, and we are looking for America? Where is America to defend us from the corona? Where is Will Smith kicking the Aliens’ ass in Independence Day?

If America has succeeded in convincing the whole of humanity of its omnipotence and its humanism, it is above all thanks to the quality of its films and the media staging of its military interventions in the world.

If today America is unable to save itself from a simple virus and still unable to save us humans, what should we conclude? That the American cinema has deceived us. Could it be otherwise? Is it the fault of the cinema? The Americans? Or is it our fault? What is cinema supposed to do? Are we not willing victims?

Moreover we discover that humanity is not « one » and that America does not always represent the interests of humanity and sometimes not even its own, that no nation for that matter represents the interests of all humans, worse that some states like Trump’s America doubt that world organizations like the WHO serve the interests of America let alone humanity.

If we believed that America could save us, is it not because we have lived all these years in the virtuality (which means false) of all these media, advertising, cinematographic, video game images… which made us forget that we were living in a real world that still has a lot to teach us and in which we only have capitalist predation activities of one on the other. In other words, men have only used their brains to learn how to make money on other men…

We gave all our attention to the stars, we paid them billions… because they made us live the lie; we were in idolatry. Our eyes played a dirty trick on us. Because if the capitalist enterprise offered each hole of our body a business, the one of the eyes distracted us, it diverted us, it entertained us, we were in entertainment. While we were watching the movies in which they were showing us a lot, the thief was taking away what was precious to us.

Can we call civilized people who look at a ludicrous mirror? Can we call civilization a culture of dazzling? Isn’t it a form of primitivism to stick to glitter and « flashy »?

If tomorrow humanity is called to disappear because of the coronavirus or something else, isn’t it because we were busy entertaining ourselves? What a stupid civilization!

Oú est l’Amérique?

L’Amérique nous a appris à travers le cinema et ses nombreuses interventions militaires de par le monde que si jamais l’humanité était attaquée par des méchants ou menacée de quelque manière que ce soit, elle l’Amérique serait là pour nous défendre et nous protéger. 

Aujourd’hui l’humanité est attaquée par le corona, et on cherche l’Amérique? Où est l’Amérique pour nous défendre contre le corona? Où sont les Will Smith qui bottent le cul aux Aliens de Indépendance Day? 

Si l’Amérique a réussi à convaincre l’humanité entière de sa toute puissance et de son humanisme, c’est avant tout grâce à la qualité de ses films et de la mise en scène médiatique de ses interventions militaires dans le monde.

Si aujourd’hui l’Amérique est incapable de se sauver d’abord elle-même d’un simple virus et encore de nous sauver nous les Hommes, que doit-on conclure? Que le cinema américain nous a trompé. Pouvait-il en être autrement? Est-ce de la faute du cinéma? Des Américains? Ou de notre faute? Qu’est-ce que le cinéma est censé faire? Ne sommes-nous pas des victimes consentantes?

En plus nous découvrons que l’humanité n’est pas “une” et que l’Amérique ne représente pas toujours les intérêts de l’humanité et parfois même pas les siens, qu’aucune nation d’ailleurs ne représente les intérêts de tous les humains, pire que certains Etats comme l’Amérique de Trump doutent que les organisations mondiales comme l’OMS servent les intérêts de l’Amérique et encore moins de l’humanité.

Si nous avons cru que l’Amérique pouvait nous sauver n’est-ce pas que nous avons vécu toutes ces années dans la virtualité (qui veut dire faux) de toutes ces images médiatiques, publicitaires, cinématographiques, de jeux videos…  qui nous ont fait oublier  que nous vivions dans un monde réel qui a encore beaucoup à nous apprendre et dans lequel nous n’avons que des activités de prédation capitalistes des uns sur les autres. En d’autres termes les hommes n’ont utilisé leur cerveau pour apprendre à faire de l’argent sur d’autres hommes…

Nous avons donné toute notre attention aux stars, nous leur avons versé des milliards… parce qu’ils nous faisaient vivre le mensonge; nous étions dans l’idolâtrie. Nos yeux nous ont joué un sale tour. Car si l’entreprise capitaliste a  proposé à chacun des trous de notre corps  un business, celui des yeux nous a distrait, il a fait diversion, il nous a diverti, nous étions dans le divertissement (entertainment en anglais). Pendant que nous regardions les films dans lesquels ils nous en mettait plein la vue, le voleur nous prenait ce que nous avions de précieux.

Peut-on appeler civilisés des gens qui regardent un miroir aux alouettes? Peut-on appeler civilisation une culture de l’éblouissement ? N’est-ce pas une forme de primitivisme de s’en tenir aux paillettes et au “tape à l’oeil”?

Si demain l’humanité est appelée à disparaitre à cause du coronavirus ou d’autre chose, n’est-ce pas parce qu’on était occupés à se divertir? Quelle civilisation bête!  

Mass Vaccination: From Utopia to Totalitarianism

The idea of vaccinating the entire planet against Covid-19 is a project of a global scale that humanity has never known. Here we are truly in the Anthropocene, this era where the impact of Man on nature contributes to its destruction. For millions of years, nature has unfolded without Man being a major actor, except that for a few centuries his action on nature has begun to be felt and this is what is happening with this mass vaccination project on a global scale. 

A project which is completely understandable but which will be the first time that humans will intervene in this way on a world scale on a natural phenomenon. If it seems not to be a problem for us because we are attacked and therefore it seems legitimate to us humans to protect and even defend ourselves, it remains that what we trigger for the first time on a global scale is a world war not against aliens coming from another space against nature. Because this virus even if it is dangerous, it remains an element of this nature which is ours. French President Macron declared « We are at war…the enemy is there, invisible, elusive, and progressing ».

What we have learned in the outbreak of this « Global War on Coronavirus” is that this first world war against nature begins not with the attack of the virus but rather with the reaction of mankind, humanity was not ready and improvises. 

We also learn that there is no longer one humanity but several humanities organised in micro-nations that seem to be controlled by what is really global: the multinationals. There are also global organisations like the World Health Organization (WHO). But their credibility to serve humanity is undermined by their financing, which comes from globalised companies such as pharmaceutical laboratories or even from global fortunes not always disinterested like Bill Gates. 

If humanity does not exist as an organisation, how does it conduct this war against a nature where all humans are the target? Each micro-nation makes an agreement with a laboratory, each micro-nation is being told by the WHO how to behave, each micro-nation manages the entry of citizens of other micro-nations on its territory, each micro-nation manages the confinement and deconfinement of its people with an eye on the economy and on the anger of the people. Seen from above, all this shows an unprepared humanity going to war divided, with a lot of improvisation, and above all, with allies that are not really allies. It doesn’t look like humanity has the same interests as all the actors involved in the war.

It is a war and the opponent is not only tough but also very intelligent. It is nature. Like in Alien movies, nature represented here by the viruses is this more advanced and more intelligent civilisation than ours. We have already started to see this with « variants ». 

What if the choice of globalised mass vaccination was the worst case scenario as some think? They say that with mass vaccination, we risk being confronted with a super-infectious virus that completely resists our most valuable defence mechanism: the human immune system. For both the vaccinated and the Covid-19 positive subjects will have lost both their acquired and innate immune defence against Covid-19 while the highly infectious strains will still be circulating. Thus the consequences of human intervention on a global scale in this pandemic could wipe out a large portion of our human population. 

A disaster scenario caused by one thing: utopia. First of all the utopia of the « Zero Covid » defended by some and second the « vaccine » that was perceived at the beginning of the pandemic as a utopia. Were they right or wrong? Alberto Manguel believes that for the first time with social networks, we live in a utopia, that is to say, we have invented this place in which we have installed geographically an exemplary society. Social networks have thus become both a medium and a semantic for our delusions. Thomas More is the first to have invented this place to which he gives the name of Utopia. A place that does not exist; a non-place. This is perhaps what is happening to us because virtual means « false » but when we see social networks moving from the world of things to the universe of symbols and values moving from things to information in order to come back to act efficiently in the world of things, it is clear that the borders of the virtual information world, therefore false, and the world of things, real, are lifted.

And there is a reason to worry when we know that utopias have mainly failed in their practical application because they were not able to make men do what they had decided. And they could not prove to them that these decisions were good. We can already see this with the reactions around the idea of mass vaccination. And this is where utopias propose totalitarian societies. Because the globalised vaccination is an intellectual construction a priori, before any application to reality, of a completely finished model, and applied in its smallest details, of a perfect society. All utopias that we know in Plato, Campanella, Fournier, build a totalitarian society. And communism, which was the only utopia that was really applied, has demonstrated this. Punishments are already being prepared against those who refuse to be vaccinated in Indonesia, in Israel the separation between those who have been vaccinated and those who have not is already being prepared, in Brazil those who refuse to be vaccinated are going to be banned from public activities and public spaces…

In conclusion, the world war that we humans are unleashing on nature through this response in the form of a globalised mass vaccination campaign to the attack of a virus, because it is above all a utopia created on a global scale, is producing a totalitarian world. And we have the right to wonder if we have a chance to win it in view of what precedes and especially as in all totalitarianism becomes a war directed against humans themselves. Could we do otherwise? I feel like asking the question to the so-called primitive peoples.

by Jean-Pierre Bekolo

THE CONSENTING COLONISED

The African loves colonialism, the African has loved colonialism so much that he does not want to let go of his gains… And among his gains, the banana republic, the power, the small privileges, France, the French language for the French-speaking colonized and the same for the English-speaking…
African politicians are happy to be ministers just as African intellectuals are happy to be doctors. All these things were only possible with colonialism. Thank God for us, the white man has passed by. One should not listen to all these anti-colonialist speeches of individuals who have never given up living and enjoying the benefits of colonialism. We have to stop playing on the bad conscience and the Christian guilt of the West, which would like to blame itself for all the evil it did to the « good savages » that we were.

If the anti-colonial discourse is the answer of the crooked African leaders to the West when the latter wants to give them lessons of democracy, of human rights for example, it is because it has become the shield that protects the African dictatorships. And that the intellectuals of the decolonial world say the same thing as the dictators? The corrupt African political intellectual elites can therefore hide behind the shield of anti-colonial discourse because it is the screen of the current beneficiaries of neo-colonialism of which they have become the main actors.

In addition to the structure and tools that colonialism brought to power in Africa, it also brought its violence which is an asset that Africans do not want to get rid of. For this violence is what allows them to exist, ignoring all the values that are said to be African. If we are to be honest, Africans do not want to return to their traditional Africa, it remains of the order of nostalgia and above all serves to support the unbearable gaze that we would have on ourselves; that of people who have embraced their executioner not out of love for their neighbor, but out of admiration for the dominator and for domination itself.

The lack of enthusiasm of Cameroonians, for example, to celebrate their heroes of the colonial struggle shows how much more delicious it is to enjoy the benefits of colonialism than to waste energy on a story of losers of a national liberation struggle that is still considered by Cameroonians today as an unfortunate enterprise because what they remember is the unnecessary death of their compatriots for having dared to confront colonialism.

Let’s stop lying to ourselves and to others, our behavior says the opposite of our words, we love colonialism. It is no coincidence that Chinese language courses are more popular in Africa than decolonial courses because after the first colonization, Africans are ready for a second. African language courses then exist almost nowhere compared to German, Spanish and even Turkish!

I want to understand how all these relatively intelligent people lined up in front of the French Embassy for a visa are all psychiatric victims of which Fanon’s Black Skin White Mask speaks.

Would everything be of the psychic order? Can we put everything on the mental state of the colonized? Frankly, even though I was born of colonized parents, I do not feel mentally disturbed. What is this power of manipulation that the colonizer would have had on the colonized and his descendants until today? Or is it simply that the colonized has accepted to play the game? What if the colonized was the one who was finally happier in this relationship with the colonizer? What if consent was finally the most important dimension of colonialism?

Here are people who have had everything imposed on them and who love what has been imposed on them so much that they follow their executioner back home to ask for more!
What is the difference with the consumer victim of the capitalist society who knows that the hamburger is not good for his health but who eats it anyway? Isn’t the colonized finally addicted to the colonizer? In both cases, the victims are willing.

And if Africa had served as a model for capitalism, it would be a perfect model.

What if colonialism had just detected a weakness and exploited what is above all human behavior for its own ends, just like capitalism?

If this is true, wouldn’t continuing to talk about colonialism be reductive, if not a distraction, when we now know that this is a broader human issue and that the real profiteer and danger to all humanity is capitalism? Because today it is the whole planet that is a victim of colonialism and humanity that needs a decolonial. How to do when the victims are willing?

LE COLONISÉ CONSENTANT

L’Africain aime le colonialisme, l’Africain a  tellement aimé le colonialisme qu’il ne veut pas lâcher ses acquis… Et parmi ses acquis, la République bananière, le pouvoir, les petits privilèges, la France, la langue française pour les colonisés francophones et la meme chose pour les anglophones… 

Les politiques africains sont heureux d’être des ministres comme les intellectuels africains sont heureux d’être des docteurs. Toutes ces choses n’ont été possible qu’avec le colonialisme. Dieu Merci pour nous le blanc est passé par là. Faut pas écouter tous ces discours anticolonialistes d’individus qui n’ont jamais renoncés à vivre et à jouir des acquis du colonialisme. Il faut arrêter de jouer sur la mauvaise conscience et la culpabilité chrétienne de l’occident qui voudrait s’autoflageller pour tout le mal qu’il a fait subir aux “bons sauvages” que nous étions. 

Si le discours anti-colonial est la réponse des dirigeants africains véreux à l’occident lorsque celle-ci veut leur donner des leçons de démocratie, de droits humains par exemple c’est bien parce qu’il est devenu le bouclier qui protege les dictatures africaines. Etant que les intellectuels de la décoloniale disent la meme chose que les dictateurs? Les elites intellectuelles politiques corrompues africaines peuvent donc se cacher derriere le bouclier du discours anti-colonial car il est le paravent des bénéficiaires actuels du néocolonialisme dont ils sont devenus les principaux acteurs.

En plus de la structure et des outils qu’ont apporté le colonialisme au pouvoir en Afrique, il a aussi apporté sa violence qui est un acquis dont les Africains ne veulent pas se défaire. Car cette violence est ce qui leur permet d’exister faisant fi de toutes les valeurs qu’on dit africaines. S’il faut être honnête, les africains ne veulent pas retourner à leur Afrique traditionnelle, elle reste de l’ordre de la nostalgie et surtout sert à supporter le regard insupportable qu’on aurait sur nous-memes; celui des gens qui ont embrassé leur bourreau non pas par amour du prochain, mais par admiration du dominateur et de la domination elle-même.

Le peu d’enthousiasme des Camerounais par exemple à célébrer leurs héros de la lutte coloniale montre à quel point jouir des retombées du colonialisme est plus savoureux que de perdre son énergie à raconter une histoire de perdants d’une lutte de liberation nationale toujours considérée aujourd’hui par les camerounais comme une entreprise malheureuse car ce qu’ils en retiennent c’est la mort inutile de leurs compatriotes pour avoir osé affronter le colonialisme. 

Arrêtons donc de nous mentir et de mentir aux autres, nos comportements disent le contraire de nos paroles, nous aimons le colonialisme. Ce n’est pas un hasard si les cours de chinois sont plus populaires en Afrique que les cours de décoloniale car après la première colonisation, les africains sont prêts pour une deuxième. Les cours de langue africaine alors n’existent quasiment nulle part comparé aux cous d’Allemand, d’Espagnole et même du Turc!!

Je veux comprendre comment tous ces gens relativement intelligents alignés devant l’Ambassade de France pour un visa sont tous des victimes psychiatriques dont parle Peaux Noires Masque Blanc de Fanon.

Tout serait-il de l’ordre du psychique? Peut-on tout mettre sur l’état mental du colonisé? Franchement bien que né de parents colonisés, je ne me sens pas mentalement dérangé. Quel est ce pouvoir de manipulation que le colonisateur aurait eu sur le colonisé et ses descendants jusqu’à ce jour? Ou c’est tout simplement que le colonisé a accepté de jouer le jeu? Et si c’est le colonisé qui finalement était le plus heureux dans cette relation avec le colonisateur?  Et si le consentement était finalement la dimension la plus importante du colonialisme?

Voila des gens a qui on a tout imposé et qui adorent tellement ce qu’on leur a imposé qu’ils suivent leur bourreau rentré chez lui pour en redemander!

Quelle difference avec le consommateur victime de la société capitaliste qui sait que le hamburger n’est pas bon pour sa santé mais qui en mange quand meme? Le colonisé n’est-il pas finalement addicte au colonisateur? Dans les deux cas, les victimes sont consentantes.

Et si l’Afrique avait servi de modele au capitalisme, ce serait un modele parfait. 

Et si le colonialisme avait juste décelé une faiblesse et exploité ce qui est avant tout un comportement humain à des fins d’intérêts tout comme le capitalisme? 

Si ceci est avéré, continuer à parler du colonialisme ne serait-il pas réducteur quand ce n’est pas une distraction quand on sait maintenant qu’il s’agit d’une question humaine plus large et que le veritable profiteur et danger pour l’humanité entière est le capitalisme? Car aujourd’hui c’est la planète entière qui est victime du colonialisme et l’humanité qui a besoin d’une décoloniale. Comment faire quand les victimes sont consentantes?

THE DISAPPEARANCE OF AFRICA

Before, it was in Africa that people were vaccinated against rare and deadly diseases.
Before it was in Africa that those who dared to tell the truth were silenced.
Before it was in Africa that aid programs were launched to save people from misery.
Before it was in Africa that so many people died.
Before it was in Africa that men and women were taken to work for nothing.
Before it was in Africa that people cheated in elections…
All this was before.
Today, in the United States, candidates for elections accuse themselves of cheating, in China when someone worked to make a T-shirt for 300 CFA francs, it is because he worked as a slave, in Europe and America, they vaccinate in turn against a deadly disease, In Europe and America it is forbidden to speak ill of the vaccine and even facebook will denounce you, in Europe and America we mourn millions of deaths, in America and Europe we launch programs of Aid against misery… That’s today. In short, Africa’s defects have become globalized. In this case, can we still talk about Africa? Can Europe and America still come to monitor elections in Africa, bring help, give lessons of freedom, be afraid of death in Africa? Today the Western world has come to find Africa in its « Invention » (Mudimbe’s Invention of Africa). We are right in the middle of the planetarization of African issues that Achille Mbembe talks about or the Africanization of global issues or both. After the « Invention », it is the « Disappearance » of Africa that is underway. How can Macron still want to save Africa when he cannot save the French? Tell him that Africa no longer exists, it is « disappearing » just as it was « invented » by the Berlin conference and by Stanley… first in the imaginary stories of Stanley telling Africa to the West and then on the cards around a table in 1884. To those who do not want to make Africa disappear I say, before we were the only ones who were Africans, today we are all Africans.

LA DISPARITION DE L’AFRIQUE

Avant c’est en Afrique qu’on vaccinait contre les maladies rares et mortelles. 

Avant c’est en Afrique qu’on faisait taire ceux qui osaient dire la vérité.

Avant c’est en Afrique lançait des programmes d’aide pour sauver les gens de la misère.

Avant c’est en Afrique qu’on déplorait autant de morts.

Avant c’est en Afrique qu’on prenait des Hommes et des Femmes pour travailler pour rien.

Avant c’est en Afrique qu’on trichait aux elections…

Tout ca c’était avant.

Aujourd’hui, aux Etats-Unis, les candidats aux elections s’accusent de tricherie, en Chine quand quelqu’un a travaillé pour faire un T-shirt à 300 Frs CFA, c’est qu’il a travaillé comme esclave, en Europe et en Amérique, on vaccine à tour de bras contre une maladie mortelle, en Europe et en Amérique il est interdit de dire du mal du vaccin et meme facebook va vous dénoncer, en Europe et en Amérique on pleure des millions de morts, en Amérique et en Europe, on lance des programme d’Aide contre la misère… Ca c’est aujourd’hui.  En résumé l’Afrique les tares de l’Afrique se sont mondialisées. Dans ce cas peut-on encore parler d’Afrique? L’Europe et l’Amérique peuvent-ils encore venir surveiller des elections en Afrique, apporter de l’aide, donner des leçons de libertés, avoir peur de la mort en Afrique? Aujourd’hui le monde occidental est venu retrouver l’Afrique dans son “Invention” (L’Invention de l’Afrique de Mudimbe). Nous sommes en plein dans la planétarisation des questions Africaines dont parle Achille Mbembe ou dans l’Africanisation des questions planétaires ou les deux. Après l’”Invention”, c’est la “Disparition” de l’Afrique qui en cours.  Comment Macron peut-il encore vouloir sauver l’Afrique quand il n’arrive pas à sauver les Francais? Dites lui que l’Afrique n’existe plus elle vient “disparaitre” tout comme elle a été “inventée” par la conference de Berlin et par Stanley… d’abord dans les imaginaires des récits de Stanley racontant l’Afrique à l’occident puis ensuite sur les cartes autour d’un table en 1884. A ceux qui ne veulent pas faire disparaitre l’Afrique je dis, avant nous étions seuls à être des Africains, aujourd’hui nous sommes tous des Africains.