La Fin du Projet Africain?

Avec ce qui se passe ces jours-ci en Afrique du Sud, on a envie de dire à nos frères Sud Africains “Welcome to the Club”. Bienvenu au club des pays africains sans projet, ou du moins des pays africains avec des projets qui sont aujourd’hui relégués aux livres d’histoire. Quand nous parlons aujourd’hui de l’ANC et de Mandela c’est comme quand nous camerounais nous parlons de l’UPC et de Um Nyobe. Aucun pays Africain aujourd’hui ne peut se prévaloir d’un projet et les africains eux-mêmes ont opté pour des projets individuels qui ne se résument plus qu’à un enrichissement personnel ou à un accaparement des biens et des ressources de la collectivité… comme l’a fait le colon. Quand il pense collectif, ce collectif se résume à sa tribu, à sa famille ou à son village. En Afrique faire la politique se résume à être opportuniste, n’avoir aucune idéologie si ce n’est celle qui t’impose une attitude te permettant de tirer le meilleur parti des circonstances en faisant peu cas des principes. Voila comment les Africains ont tué l’Etat-Nation qui pourtant était un super projet post-indépendance. Un Etat-Nation qui de surcroit était une Black Nation dont ont rêvé de nombreux leaders noirs car pendant longtemps, le noir n’avait pas de nation. Les Noirs n’avaient pas d’endroit à eux, soit parce qu’ils étaient colonisés, soit parce qu’ils étaient esclaves. Beaucoup de grands leaders panafricains, les Marcus Garvey, les Nkrumah, les MalcomX… en ont rêvé. Malcom X dit à ce sujet que “un révolutionnaire est un nationaliste noir.  Il veut une nation…. Si vous avez peur du nationalisme noir, vous avez peur de la révolution.  Et si vous aimez la révolution, vous aimez le nationalisme noir. Quand vous voulez une nation, cela s’appelle le nationalisme.  Quand l’homme blanc s’est engagé dans une révolution dans ce pays (l’Amérique) contre l’Angleterre, c’était pour quoi ?  Il voulait cette terre pour pouvoir créer une autre nation blanche.  C’est le nationalisme blanc.  La révolution américaine était du nationalisme blanc.  La Révolution française était du nationalisme blanc. ….  Toutes les révolutions qui ont lieu en Afrique sont basées sur quoi ?  Le nationalisme noir. Nous avons besoin d’un État-Nation pour assurer notre sécurité.  Si la sécurité c’est tout ce qui menace la vie (la guerre, la pauvreté, la maladie, la dictature…) les Africains ne sont en sécurité nulle part dans ce monde et ils sont encore aujourd’hui à la recherche de cette terre où ils pourraient vivre en sécurité (ce qui explique l’immigration). Cet endroit n’existe pas ; peu importe que ce soit en Europe, en Amérique, en Asie ou même en Afrique. 

Quand on abandonne ainsi le projet d’une « Black Nation State” ou d’un Etat-Nation Africain, c’est l’idée de la sécurité de l’Africain qui est abandonnée. Pourtant les Africains ont par le passé créé des Etats-Nations n’existant plus malheureusement que dans les livres d’histoire: l’Egypte des Pharaons, l’Empire du Mali de Soundiata Keita (1240-1255) suivi de Kankan Moussa (1307-1332) qui a conquis l’Empire du Ghana, l’empire Songhaï de Sonni Ali et Askia Mohammed avec Tombouctou (1500-1538), l’empire Kanem-Bournou avec Ali et Idriss III, les royaumes du Bénin, les Zoulous… et dernièrement le projet Unité Africaine de Nkrumah… bien avant l’Union Européenne!

Parmi les projets d’Etat Africain, Amilcar Cabral avait envisagé que la lutte contre le colonialisme serait l’ADN même de l’Etat Nation Africain. La montée du tribalisme en Afrique qui touche aujourd’hui l’Afrique du Sud ne serait-elle pas due à l’absence d’ADN caractérisé par un Etat Africain néo-colonial actuel au sein duquel l’élite africaine s’est substituée au colons d’autrefois?

Avec Mandela en Afrique du Sud et Mugabé au Zimbabwé, deux autres modèles d’Etat-Nation Africain s’affrontent. 

Le projet de Nelson Mandela en Afrique du Sud qui s’effondre aujourd’hui semblait jusqu’ici le plus réussi, non pas parce qu’il était le meilleur, mais parce qu’il était celui qui a produit un pays africain prospère et puissant à la manière occidentale malgré la pauvreté (comme l’Amérique pourrait l’être). Ce qui a été utilisé ici par Mandela et ses pairs, c’est d’abord la “légitimité indigène” et ensuite la résistance à l’oppression pour arracher le pays aux colonisateurs. Certains diront même qu’il s’agissait d’une posture de parasite car les colonisateurs avaient une certaine vision de ce qu’ils voulaient faire du pays, même si les Africains ont travaillé dur pour le construire. En adoptant ainsi le projet colonial du blanc débarrassé de sa dimension oppressive, les Mandela ont reconnu d’une certaine manière que peu importe la noblesse et la nécessité de la résistance, la résistance n’était pas un projet.  L’utopie de créer un ensemble collectif appelé État, Nation ou même Union (dans le cas d’une Union africaine) n’était pas la leur.

De son coté, ce que Mugabe a proposé au Zimbabwe comme projet, c’est l’idée d’un État africain sans les Blancs. Vous voyez sur tout le continent beaucoup de gens qui pensent que Mugabe est l’homme de la situation parce qu’il a expulsé les fermiers blancs et peu importe comment il l’a fait et ce qui s’est passé après avec ces fermes. Il faut savoir que le projet d’une Afrique sans blancs est une option ou comme l’a proposé Mario Balotelli, international italien d’origine africaine qui invitait les joueurs africains à remigrer en Afrique, construire des stades de classe mondiale en réponse au racisme frappant les footballeurs africains en Europe.

L’utopie de la révolution a été à l’origine de nombreux mouvements de libération africains, mais une fois que ces pays ont acquis leur indépendance, est venue la désillusion de l’ère post-révolutionnaire ; la naissance de la dystopie, comme je suppose qu’en Afrique du Sud aujourd’hui nous ressentons cette désillusion… Où est ce rêve pour lequel nous nous sommes battus ? Les manifestations d’étudiants chantent aujourd’hui Biko et non Mandela.

Il n’y a plus de projet Africain parce que aujourd’hui, les Africains ont fini par accepter tout pour quoi ils avaient décidé de faire la révolution. L’opportunisme a pris la place de l’utopie, du rêve que les choses peuvent être différentes. A tous ces Africains qui n’ont plus les yeux que rivés sur leurs problèmes individuels (problèmes de sécurité) , tournant le dos au projet collectif de l’Etat Africain, vous êtes entrain de conforter l’idée qu’un Etat Africain n’a pas de sens pourtant il est la seule manière pour l’Africain en insécurité permanente et globalisée, d’assurer notre sécurité dans le monde. A ceux qui ont peur de l’échec, quelles autres options avez-vous si ce n’est celle de recommencer quand on a échoué? Refusons de vivre en insécurité partout où nous sommes, refusons la pauvreté, la guerre, le racisme, la dictature… Notre projet d’Etat-Nation Africain passe par la révolution. 

The Cinematographic Zoom Tutorial

by Jean-Pierre Bekolo

Changing the Classroom Environment as well as Changing the Knowledge Medium

Can we learn with an online medium platform such as Zoom the way we learn with books in a classroom… and more ? 

One thing we need to take into account and that has never been used in online platforms despite the fact that it has always been there is “motion”. The same way cinema is seen as a “motion picture”,  the same way we should put knowledge in motion on these Zoom platforms. 

-How has cinema achieved putting knowledge in motion? 

Film as a knowledge machine 

What is a film made of? A film is at the same time a construction and an assembly of signs put together by the filmmaker for the viewer. Both the viewer and the filmmaker are the two entity involved in the knowledge production machine.

for the viewer. 

On the audience perspective, knowledge is produced by the film structure. 

Few words on structuralism

Language Knowledge, structuralism

Cinema becomes a knowledge machine once we start looking at it, the way structuralists  would; as a language. 

The idea of cinema as a language comes from the

different theoretical descriptions of cinema and the early semiotics of cinema was about bringing the knowledge about language into cinema.

The fundamental belief of Structuralism, that all human activities are constructed and not natural. With its penchant for scientific categorization, Structuralism suggests the interrelationship between “units” (surface phenomena) and “rules” (the ways in which units can be put together). In language, units are words and rules are the forms of grammar which order words.

Structuralists believe that the underlying structures which organize rules and units into meaningful systems are generated by the human mind itself and not by sense perception. Structuralism tries to reduce the complexity of human experiences to certain underlying structures which are universal, an idea which has its roots in the classicists like Aristotle who identified simple structures as forming the basis of life. A structure can be defined as any conceptual system that has three properties: “wholeness” (the system should function as a whole), “transformation” (system should not be static), and “self-regulation (the basic structure should not be changed).

Signs Knowledge, Semiotics 

Cinema as a semiotic subject becomes also a knowledge machine when it is studied as a sign. The semiology of cinema will study films in their linguistic dimension, as a system that produces meaning. The same way we would study the word, the gesture, the sound, the object and the image.  

According to him Ferdinand de Saussure, language is not a naming process by which things get associated with a word or name. . Saussurean theory establishes that human being or reality is not central; it is language that constitutes the world.Saussure creates the semiotic theory saying that, the study of language must be situated within the larger province of Semiology, the science of signs.

A sign is the meeting of something that I perceive and the mental image associated with this perception. The sign is by essence double. We call the signifier the material, physical side, which can be sensorially grasped, and the signified the immaterial, conceptual side, which can only be grasped intellectually. The signifier and the signified are indissociable; they are comparable to the two sides of the same coin, which is the sign. The signification is the act that unites the signified and the signifier and produces the sign. Semiology comprises three terms: signifier, signified and sign, in which sign is a relation between the signifier and signified. All signs are cultural constructs that have taken on their meaning through repeated, learned, collective use. The process of communication is an unending chain of sign production.

Now we have set up our cinema knowledge production machine on the perspective of the viewer, the audience and the critic, let’s see look at it in the perspective of the filmmaker.

Editing is Writing

for the maker, the filmmaker. On the filmmaker perspective

The cinema knowledge machine should produce its writers, using the film language and medium to do exactly what those who write with text do. The couple writer-reader should find its equivalent in film. The reader becomes the viewer and the writer becomes the editor. Therefore we have the writer/maker versus the reader/viewer. Editing becomes the key element in knowledge production with images. Something we never had before unless it was for just assemble images. Now we need to look at editing through  the gaze of structuralism and semiotics. 

The meaning production process intellectuals are involved in when they write a text should be at play when they edit images.

Cinema structures events, actions and thoughts in the form of chains. The same way our brain has been able to combine music notes to produce melodies, movements to create choreography, words to construct syntax, it has combine moving images to make a film. It seems like our culture is a culture of the assembly line, a culture of the timeline, a culture of the movement in space and time, a culture that probably dates from the origins. The unfolding of a life would be similar to the unfolding of a film. It has a beginning, middle and end. 

Cinema, a living being 

In our film knowledge machine production entreprise,  we have a choice of looking at a film like a text or looking at it as a living being (why not? At a difference of a book that is a dead object, cinema is moving like an animal!). 

For the text, the structuralist have already done the job. For the living being we can use biology as a model. Can we study film as a living organism?

If atoms and molecules are the components of a living organism, the shot and the scene  in film could take the same status. The cell could be compared to a scene in a movie, the cell being the fundamental unit of life.Then, the principle on which the construction of complex structures of living systems could apply to film. If we consider that any complex structure such as living beings, it could  be broken down into smaller and simpler pieces. We can repay the same process with a film. A large number of cells form each organ and determine its shape, movement and function in all organisms. It is the same for each scene of a movie made up of a number of shots that all have the same purpose, that is to feed the scene.

Ideas for cinema knowledge

The Structure Dynamic

Films are constructed in a way that draws the viewer into a whirlwind of meaning, creating another layer to the story … motion is created by the dynamic produced by the structure.  

The Identification

Cinema operates by identification of one or more characters, it appeals to our personal lives. 

The Meaning

Because it runs from a departure situation to an arrival situation, cinema raises the question of meaning, the meaning of our lives, the meaning of life. Cinema is a comparative study between the existing (real) and the possible (fiction). In making cinema, we make a theory of reality by proposing models. Therefore, cinema is a criticism of life. 

The im-mediate-ty of cinema

The specificity of cinema in relation to other media that can equally claim to tell human experiences such as literature, resides in its nature which is im-mediate. Cinema is direct, it does not use an intermediate code of decryption you have to learn like the alphabet in writing. Cinema shows life, cinema is the medium of life. That’s because cinema allows us to look at life, so to study it, analyze it im-mediately. It is therefore the best model to talk about life. 

Theorisation Medium 

Cinema is a medium that allows us to live events « theoretically » as if they were real. The experience is sent to the public in a real and direct way, with a photographic precision, so that the viewer’s emotions feel to him like a witness. It is the only art in which the author can create an absolute reality similar to life. It is combination of intense observation and speculation which proclaims that things may be, have been and will be different.

Cinema to Think

 Intelligere is phantasma speculari – To think is to speculate with images. Let’s use the cinema model to try to cum prehendere – take with us (understand) the world we create for ourselves with its formulas that are often only about fantasies. 

Complexity

If complexity is gradually disappearing from our daily experiences including in film, how can cinema reflect it the best? 

The Unknown

Can it help us to accomplish the leap into the unknown of our daily lives? What kind of cinema can accompany us towards an uncertain future?

Disobeying 

Michel Serres says that « Fortunately, when there is a huge difficulty in everyday life, there is always a chance for humans. It is a chance that children disobey… Einstein disobeyed Newton, Lavoisier disobeyed alchemy. Humanity would disappear if children were behaving like their parents. Humanity has been invented by Eve. She disobeyed and therefore, changed the course of Mankind. Without praising delinquency, do not stay in the box. » 

Disobeying is hope. Cinema must take uncertain paths, bother to know strangers, imagine their behaviour. What initially was an unknown and scary territory becomes a place of recognition. It is by accepting the difficult time of the encounter, the moment when the challenge of the intellectual effort will alone dispel the darkness. Predictability should never be granted to us, but rather earned through the sweat of collaborative inquiry.

The New

« Terminologies, cultures and cities have changed in such an amazing way. The relationship with religion, morality and war, for example, people are wiser than their rulers. One has the impression that real society is ahead of its institutions. As if the institutions of today were like those stars from which we are still receiving light and which astronomers tell you are dead. A new culture is emerging, a new way of seeing life, new ways to share, talk… A new man is not far. The world is screaming because it is giving birth. » 

The Unexpected

If as filmmakers we stay aware that it’s from the unexpected and unpredictable that novelty is born, thinking logically all the time is a mistake. This is why cinema should consider liberating narratives, unpredictable narratives, risky narratives, narratives close to the human adventure, because at the end of the day what we are doing is taking patterns and forms from inside and outside of the world to propose a project to Mankind. 

Formula Cinema

Why i should run away from recipe cinema. What is hidden behind those invisible formulas that solicit me? The formula tells me « This Way » yet there is only one path; mine, one formulae, me. Even though it would suit me today, it might not work for me tomorrow. But the format ignores me who is watching, my history, my personality, my injuries. The formula insists on teaching me the way, the single dimension. For me, good narrative should be a narrative that asks me, who are you? What are you doing? Where are you going? What is wrong with you? 

Let’s question the scriptwriting formulas of Hollywood gurus, let’s look at semiology as a tool for the semantic production of the language we needs to write a different cinema through which we express our own vision.

The End

Any crisis is calling for the end, the end of the story, the end of time, the end of the second act, the second plot point that propels us into the third act, the act of the end. And then we replay the film backwards, we speak of the past with nostalgia; we remember …

Behavior 

Because Ferdinand Saussure the father of structuralism defines semiotics as a science that studies the role of signs in social life,  we should look at how film could be seen as a sign and what that sign plays in social life.

If cinema is a sign, what kind of sign is it? Cinema telling stories with pictures and sound through behaviour.( In the sense of behaviourist semioticians such as Eco, Barthes, Metz).

we are talking about giving meaning to human life, to the things around us and to our behavior.

Resilience

Because cinema is about narratives, story lines and patterns, structure, characters, behaviour and subjectivity, predictable elements, hidden and embedded information, narrative interpretation and storytelling in general as a comparative study with real life experiences,   cinema could be the vehicle /media of resilience stories that can work to liberate the individual.

Elements of Cinema Knowledge

Case of the film Memento

-Memento is an interesting case for our knowledge machine as it is a film that interact with audience through memory and not emotions as usually. Though identification of the main character that has health condition with his memory we as viewers are challenged on the chronology and the logic of events.  To achieve that the film is following a non-linear structure.

In addition to this, Challenging the viewer memory is a model 

-Memento structure not being linear 

Cinematographic learning style in Zoom

-How can we implement the cinema knowledge machine in zoom?

Providing students with better viewing experiences than the lecturer face on the computer screen

Even though online education has been using films, the fact remains that online education on digital platforms have not tamed the medium that is cinema in the sense that it would improve knowledge acquisition. 

Viewing and Making

Let’s find a way of reading and writing in zoom, the same way we do with text using a cinematogragraphic learning style. 

We need to tacle Zoom as a viewer who is the new form of reading and as an editor who is the new way of writing. In summary we are at the same time a viewer and a maker 

Let’s split the screen in two.

One side is the viewing/ reading (viewing), and the other is the editing/writing (wriditing)

Viewding and wriditing

Reading in literature the reading and the writing are part of the knowledge acquisition process, cinema is providing us knowledge in two ways. First as viewers who get informations through the film content and second as filmmakers involved in a process. 

So, instead of just use videos and films during lectures, we will be viewing/ reading (viewing) and editing/writing (wriditing) them.

Student will be ask to do assemblages, to order things, to recreate, resolve   aspects and contradictions of the subject being studied.

Manipulate

On the editing/writing (wriditing) screen, the student will manipulate film material that gives him a grasp on the real world while on the viewing/ reading (viewing) screen he will be manipulating in a semiotical way theoretical concepts of the subject being studied

Construction vs Instruction

We encourage teachers to apply John Dewey’s construction approach focusing on construction where the learner and the teacher go seek together the information they need to  produce knowledge versus  the instruction we see in lectures on Zoom where the teacher fires knowledge to the learner. He researches, collects, edit, assembles and criticises himself on each step with the assistance of the teacher.

Discernment

The two screens viewing/ reading (viewing) and editing/writing (wriditing) are about producing a sense of discernment more than accumulating information. The two screens cinema knowledge machine to be used in Zoom is a sorting machine. It is a tool that will make us become the contrary of an idiot. like Kant said.

Experimentations

The teachers should use that two screens viewing/ reading (viewing) and editing/writing (wriditing) as a controlled environment for experimentations.   With viewing/ reading (viewing) for the abstracts and editing/writing (wriditing)  for the  first-hand experience. Learners can practice or solve  problems and situations while conceptualising them. This tool connects the doing and the experiencing. 

Deconstruction

If the two screens viewing/ reading (viewing) and editing/writing (wriditing) is a construction device where teaching is being done by putting pieces together , mainly images and sometimes words. But while being a construction device, it is also a de-construction machine. Deconstruction for Jacques Derrida is always a double movement of simultaneous affirmation and undoing. This can be done in our double screens, undoing on the editing/writing (wriditing) side and affirming on the viewing/ reading (viewing) side. The learning process includes the breakdown of assembled pieces made of images or text.   The material here could be from real life or from films but the point is to editing/writing (wriditing) moments of human activity and edit not just films but  real life itself and also be able to break it down.

Creating Meaning

The objective of this cinematographic learning style editing/writing (wriditing) and viewing/ reading (viewing) is about teaching learners how to produce meaning. What needs to be practiced here is the assembling, the breaking down, the sorting, the links… Learning how to develop and argument or make a point. During this process of the learner  creating meaning, he is doing what philosopher do, he thinks.

Think Critically

The editing/writing (wriditing) and viewing/ reading (viewing) dynamique  of the knowledge machine that gives teachers and learners a medium mixing theory and practice that can be implemented on a digital platform such as Zoom where learners are assembling material which is knowledge collected from real life experience to produce meaning, therefore to think first and to think critically.

It assists learners  to think critically rather than focusing on facts and figures,  and to make observations in all disciplines. It makes it possible from those observations, to analyse materials and evaluate information. As the are practicing critical thinking, get learners to recognise different contexts and points of view. And finally interpret information, draw conclusions, and then develop an explanation.

LIVING IN YOUR COUNTRY


To live in your country with your African brothers and sisters is a notion that many of us who are said to be from the diaspora should learn or relearn. When one has spent many years mobilized in the psychic theater of the white man, one must recognize that it was a real « luxury » offered by this terrible pandemic, to mark a pause or even to stop this schizophrenia.
To illustrate what it is an African psychic theater, I prefer to tell this story that I have with a tailor to whom I entrust the making of cushions, I advance him 42 000 Frs, we need the cushions in one week. Here is the contract. The day before the delivery date, his phone doesn’t work anymore, he is not in his workshop. I have to rush to have the cushions made by his neighbor whom I pay. A month later, I go to the tailor’s workshop, he is not there, I am told to wait until he arrives. I impatient I carry his sewing machine and I leave him the message that he comes to seek his machine by returning me my 42 000 Frs. The day passes no news, two, three days no news and I always have his machine in my car. I start to have a bad conscience, I wonder how he will make a living if I deprive him of his working tools, I start to tell myself that even if he owes me money I don’t have the right to take his machine… At the moment when I think that this machine could bring me bad luck and make me have an accident, I rush to his workshop, I find him sitting zen with another machine. I try to find a way to give him back his machine, I pretend to ask him for my 42 000 Frs, he doesn’t answer. I ask him to come and take his machine and I feel relieved as if it was me who had a debt to pay. I leave quickly and I don’t talk about money anymore. In this story, my head got hot, it was a psychic fight between me from the diaspora and him, the guy who stayed back home. He won. In a way, he taught me to live with my brothers and sisters back home.
Because when you live in your country with your African brothers and sisters, you are immersed in an African psychic theater. If we compare the two, there is no doubt that Africa is in a psychic dimension far superior to that of the West. The African theater would then be a paradise when the Western theater would be a hell. One understands then the contempt of which the brothers of the diaspora are the object when they return to the country.
In addition to the contempt, there is distrust because they feel the adversity of the psychic theater that the dispo carries.
How to get out of the one, alienating to enter in the other one that is to be oneself… if being oneself is still a project? Instead of stigmatizing each other, it is rather a question of understanding the psychic oppression that the diaspora lives and to begin to remedy it. Despite being materially better off, the diaspora is suffering. And the reaction of those who live in the country does not help them, not only are they wrongly jealous, but those who have remained in the country have only one desire, that of doing as they do, leaving and entering the psychic theater of the white man. As a result, we have to deal with two types of suffering: those who do not accept the idea of living well in their country, and those who only dream of returning to live in their country.
It is time to address this unknown suffering and to make living with one’s brothers and sisters in one’s country an ideal of an African society that offers Africans a model of happiness. Because in this « civil war » that opposes those who have left with those who have stayed, there is an invisible force that divides perhaps in spite of itself, it is the white. Since it is a confrontation between two psychic theaters, the white one has the upper hand over the African one. And the sports performances and the intellectual and artistic productions of those of the diaspora living in the psychic theater of the white do not help those remaining in the country to emancipate themselves from this domination of the West. An awareness of this phenomenon is indispensable
It is therefore urgent that programs be developed that teach those in the diaspora to « live in their country », and those in the country to see only the psychic theater of the white man. One only has to look at the pace at which the African people we knew during the end of the year celebrations are changing to leave no room for the dominant values of this white psychic theater, such as selfishness. I can’t wait for these learning programs to be set up, which are above all a learning process to live around human beings who remind you that what the West offers you is vanity, even if you live with it. My proposal? To bring the white man on the spot with all that it comprises and to bring him to live him in our African psychic theater, I am on that it would please him.

VIVRE DANS SON PAYS

Vivre dans son pays avec ses frères et soeurs Africains est une notion que beaucoup d’entre nous qu’on dit de la diaspora devraient apprendre ou réapprendre. Quand on a passé de nombreuses années  mobilisé dans le théâtre psychique du blanc, il faut reconnaitre que ce fut un vrai “luxe” offert par cette terrible pandémie, de marquer une pause voire d’arrêter cette schizophrénie. 

Pour illustrer ce que c’est un théâtre psychique africain, je préfère raconter cette histoire que j’ai avec un tailleur à qui je confie la confection de coussins, je lui avance 42 000 Frs, on a besoin des coussins dans une semaine. Voila le contrat. La veille de la date de livraison, son téléphone ne marche plus, il n’est plus à son atelier. Je dois en catastrophe faire faire les coussins par son voisin que je paye. Un mois plus tard, je vais à l’atelier du tailleur, il n’est pas là, on me dit d’attendre qu’il va arriver. Moi impatient je porte sa machine à coudre et je lui laisse le message qu’il vienne chercher sa machine en me rendant mes 42 000 Frs. La journée passe pas de nouvelles, deux, trois jours pas de nouvelles et j’ai toujours sa machine dans ma voiture. Je commence à avoir une mauvaise conscience, je me demande comment il va faire pour vivre si je le prive de son outils de travail, je commence à me dire que même s’il me doit de l’argent je n’ai pas le droit de lui prendre sa machine… Au moment où je pense que cette machine pourrait me porter malheur et me faire faire un accident, je fonce à son atelier, je le trouve assis zen avec une autre machine. Je cherche comment lui rendre sa machine, je fais semblant de lui demander mes 42 000 Frs, il ne répond pas. Je lui demande de venir prendre sa machine et je me sens soulagé comme si c’etait moi qui avait une dette à rembourser. Je repars vite et je n’ai plus parlé d’argent. Dans cette histoire, ma tête a chauffé, il s’agissait d’un combat psychique entre moi de la diaspora et lui le gars resté au pays. Il a gagné. D’une certaine manière il m’a appris à vivre avec mes frères et mes soeurs du pays.

Car quand on vit dans son pays avec ses frères et soeurs Africains, on baigne dans un théâtre psychique Africain. Si on compare les deux , il ne fait aucun doute que l’Afrique est dans une dimension psychique bien supérieure à celle de l’occident. Le théâtre africain serait alors un paradis quand le théâtre occidental serait un enfer. On comprend alors le mépris dont les frères de la diaspora sont l’objet quand ils rentrent au pays. 

En plus du mépris, il y a de la méfiance car il ressentent l’adversité du théâtre psychique que le dispo transporte.

Comment sortir de l’un, aliénant pour entrer dans l’autre qui est être soi… si être soi est encore un projet?  Au lieu de se stigmatiser les uns et les autres, il s’agit plutôt de comprendre l’oppression psychique que vit la diaspora et commencer à y remédier. Malgré le fait d’être matériellement plus aisée, la diaspora souffre. Et la réaction de ceux qui vivent au pays ne les aide pas, non seulement ils sont jalousés à tord, ceux qui sont restés au pays n’ont qu’une envie, celle de faire comme eux, partir et entrer dans le théâtre psychique du blanc. Du coup nous avons à faire à deux souffrance: celles de ceux qui n’acceptent pas l’idée de bien vivre dans leur pays, et ceux qui ne rêvent que de revenir vivre dans leur pays. 

Il serait temps d’adresser cette souffrance inconnue et que vivre avec ses frères et soeurs dans son pays devienne un idéal d’une société  africaine qui propose aux Africains un modèle de bonheur. Car dans cette “guerre civile » qui oppose ceux qui sont partis avec ceux qui sont restés, il y a une force invisible qui divise peut-être malgré elle, c’est le blanc. Puisqu’il s’agit d’un affrontement entre deux théâtre psychiques, celui du blanc a le dessus sur celui de l’Africain. Et le performances sportives et les productions intellectuelles et artistiques de ceux de la diaspora vivant dans le théâtre psychique du blanc n’aident pas ceux restés au pays à s’émanciper de cette domination de l’occident. Une prise de conscience de ce phénomène est indispensable 

Il est donc urgent que se développent des programmes qui apprennent aux à ceux de la diaspora à “vivre dans leur pays”, et à ceux du pays à ne voir pour seule perspective le théâtre psychique du blanc. Il n’y a qu’à voir à quel rythme l’africaine qu’on a connu pendant les fêtes de fin d’année  change pour ne plus laisser place aux valeurs dominantes de ce théâtre psychique du blanc comme l’égoïsme. Vivement que se mettent en place ces programme d’apprentissage qui sont avant tout un apprentissage à vivre autour d’êtres humains qui vous rappellent que ce que l’occident vous offre est vanité, quand bien même on vit avec.  Ma proposition? Faire venir le blanc sur place avec tout ce que cela comporte et l’amener à vivre lui dans notre théâtre psychique africain, je suis sur que ça lui plairait.

Ego Massage

Avec la décision de faire du 17 Juin une journée officielle de l’Etat fédéral pour commémorer la fin de l’esclavage aux Etats-Unis, Joe Biden confirme que l’”ego massage” est devenu la manière de satisfaire artificiellement les noirs qui posent pourtant des problèmes de fond. 

En effet, la désignation de Barack Obama comme 44ème président des Etats-Unis fut le plus grand cadeau que ce monde pouvait faire à des gens qui ont longtemps souffert et souffrent encore aujourd’hui du mépris des autres et d’eux-mêmes, convaincus, à force d’humiliations et de campagnes négatives qu’ils n’ont pas de valeur. Un peu comme si l’un, le dénigrement était orchestré pour que l’autre, la reconnaissance aie toute sa résonance. Les noirs sont tellement mal que la présence d’un des leurs parmi des décideurs de ce monde est une forme de thérapie pour toute la race noire.

Sauf que nous sommes hors sujet comme avec cette décision de créer un jour pour commémorer la fin de l’esclavage… L’euphorie que cette décision crée chez les noirs donne l’impression que les effets de l’esclavage sur la société américaine sont effacés et plus jamais, il n’y aura de George Flyod. La thérapie du massage de nos egos de noirs marche bien, sauf que c’est tout.

Le succès du film Black Panthers opère dans le même registre que l’arrivée de Barack Obama au pouvoir, les deux phénomènes ont fait qu’on se sente importants de manière factice parce qu’on a dit aux noirs depuis des siècles qu’ils n’étaient rien. Enfin, les noirs peuvent être des super-héros, un noir peut être président des Etats-Unis d’Amérique. So what? A-t-on envie de demander.

Si être le premier noir, “first” ou être le seul noir, “only”, apporte quelque chose aux noirs, c’est plutôt deux maladies: firstness et onlyness qui ne sont que de l’ego massage. Au delà, rien. Malheureusement ils ralentissent voire neutralisent les processus en cours; il n’y a qu’à observer le manque d’activisme de la redoutable NAACP mouvement de lutte pour les droits civiques des noirs né en 1909 sous Obama! Le mot d’ordre fut “give the brother a break” (laissez respirer le frère), sauf que la respiration a duré 8 ans… Pendant qu’on célébrerait la victoire du frère à la maison blanche… 8 ans de break de la lutte des droits civiques et c’est le souffle qui a carrément été coupé. Au point où quand « Black Lives Matter » arrive, ils sont en réanimation… quelle régression! Le brother reconnaissait lui-même après le meurtre de Trayvon Martin “que ça aurait pu être son fils”. Quel aveu d’impuissance venant d’un président des Etats-Unis d’Amérique face à l’une des réalités à laquelle doivent encore faire face les noirs! Difficile de comprendre qu’on reste quand même fiers d’avoir un président noir qui avoue qu’il ne peut rien faire pour les noirs. Pourtant d’autres ont bien compris qu’il suffit de masser leurs egos et ils accepteront leur condition. 

Avec l’ego massage qui devient une manière systématique de résoudre les problèmes qui se posent aux noirs et à l’Afrique, il devient évident que les changements en ce qui concerne la cause des noirs, ce n’est pas demain la veille. attendront. A ceux qui parlent d’avancées, ce sont des grands pas à reculons, des pas qui sont bels et bien la danse des noirs entrain de faire la fête du massage de leurs egos.

POURQUOI CE QUE NOUS PENSONS CHANGE PAS L’AFRIQUE


L’Afrique nous plait-elle comme elle est aujourd’hui ou alors elle ne nous plait pas? Si nous sommes plutôt contents de la condition de l’Africain dans le monde, alors je n’ai rien à dire, arrêtez de lire, c’est business as usual.
Si par contre nous n’aimons pas ce que nous vivons en tant qu’Africain, alors il est urgent d’interroger ce que nous faisons, je parle de notre activité quotidienne, ou plutôt de notre activisme, car l’Afrique et la condition de l’Africain ne sont que le résultat de notre activité aussi bien intellectuelle que physique.
Si ce que nous pensons en tant qu’intellectuel ne change pas ce que nous n’aimons pas, cela veut dire que nous pensons mal, ou plutôt notre pensée nous distrait car elle nous empêche d’aller à l’essentiel et de faire ce qu’il faut faire pour que ca change. Si nous estimons que l’Afrique n’est toujours pas libre aujourd’hui, alors ce que nous pensons doit converger vers notre liberation. Si nous pensons que l’Afrique est pauvre, alors tout ce que nous pensons doit converger vers ce qui va la sortir de la pauvreté. Ce qui voudrait dire que l’activité des intellectuels Africains qui pensent doit avant tout être dirigée vers ces Africains à libérer et non vers l’occident qui a oeuvré dans l’histoire pour priver l’Africain de cette liberté.
Que dit la pensée Africaine de nos penseurs du Mali, du Tchad, du Rwanda, du Senegal, du Cameroun, de la Cote d’Ivoire, du Gabon? Je pense précisément aux émeutes au Senegal, à la mort d’Idriss Deby, au coup d’Etat au Mali, au retour de Laurent Gbagbo en Cote d’Ivoire, à la longévité de Paul Biya, à l’absence d’Ali Bongo? Que disent les penseurs Africains des coupures d’eau, d’électricité, des routes cassées, de la qualité des hôpitaux, des écoles, du niveau des salaires, du chômage, de la destruction des forets, de l’enrichissement illicite des elites, de l’abandon des villages?… Quand bien même il existe des timides prises de positions par ci et par là, les Africains ne s’en souviennent pas. Notre pensée Africaine qui devrait améliorer la vie des Africains vivant dans ces pays est inaudible, et quand elle existe, elle explique plutôt à l’occident l’Afrique et les Africains eux-mêmes ne trouvent aucune théorie de leurs penseurs leur permettant d’avoir une comprehension de ce qui leur arrive et encore moins des moyens pour y remédier.
Est-ce que la masse des Africains dans leurs problèmes reçoivent la pensée de leurs penseurs eux-mêmes vivant en occident? Non. Peut-on dire que nous sommes en Afrique dans ce que Steve Biko a appelé le “Black Consciousness”? Non. Et l’occident est-elle une instance credible de la validation de cette pensée qui doit libérer les Africains? Non. En d’autres termes si l’Afrique est dans sa situation actuelle c’est parce que ceux qui la pensent ne parlent pas aux Africains, ce qu’ils pensent, les Africains n’en savent rien, cette pensée ne libère pas les Africains de leur condition et donc ne leur sert à rien. Si, elle sert à faire de brillantes carrières individuelles obamesques en occident, alors que leurs idées, si elles doivent véritablement bousculer les choses, elles devraient faire peur, un peu comme une certaine pensée chinoise qui voudrait renverser l’ordre actuel fait peur. Les Africains ont d’ailleurs et à raison de la méfiance pour l’enthousiasme qu’on les occidentaux pour certains penseurs et idées Africaines qu’ils estiment trop accommodantes car elle n’ont en aucun cas de projet de bouleverser un ordre où l’Afrique est le bas de la pyramide du monde.
Ce qui est valable pour les penseurs est valable pour les artistes, les écrivains, les cineastes, les professeurs, les entrepreneurs et meme les politiques, c’est à dire tous ceux qui en théorie comme en pratique pourraient libérer l’Afrique dans un domaine comme un autre de sa situation actuelle. Qu’est-ce qui fait penser aux africains que ce qu’ils font va libérer l’Afrique? La condition de ce que vivent les Africains a pour origine le crime fut-il colonial ou l’esclavage. Et dans le crime, il y a le criminel et la victime. Comment s’intéresser à une pensée qui n’a pas pour souci de reconstruire la victime mais s’attarde sur le bourreau uniquement pour des raisons économiques?
Il est urgent que les Africains qui par leur idées, leurs livres, leurs films, leurs mouvements politiques, leurs oeuvres artistiques, leurs entreprises disent oeuvrer pour la liberation de l’Afrique arrêtent de se mentir et de mentir les autres. Vous nous parlez des oeufs que vous attendez quand c’est une chèvre que vous êtes entrain d’élever? Une chèvre ne pond pas des oeufs. Si nos livres, nos oeuvres d’art, nos cours, nos performances, nos films, nos musiques, nos entreprises et nos partis politiques ne sont pas ingérés par cette masse Africaine dont la condition est à améliorer… mais plutôt par les occidentaux, il devient clair que c’est l’occident et non l’Afrique qui reçoit nos messages. Et que le projet n’est celui de la transformation de l’Afrique mais plutôt celui de la transformation de l’occident. Nous les artistes, intellectuels, cineastes, professeurs africains nous sommes dans un projet de transformation de l’occident et non de l’Afrique. Est-ce bon ou mauvais, je ne saurais le dire mais assumons que c’est cela le projet et la liberation de l’Afrique, l’amelioration des conditions des Africains pour l’instant va devoir attendre le jour où cette fuite des cerveaux d’un nouveau type va cesser. Mieux, elle va pour l’instant se contenter de l’ego massage en celebrant comme avec Obama les réussites individuelles en occident, pendant que l’Afrique continue de patauger dans ses problèmes.

La Loyauté

On définit la loyauté comme une qualité, une qualité morale. La loyauté est le dévouement envers ses engagements. Donc fidélité et rectitude dans les relations sociales, elle a aussi un lien avec la fiabilité et la crédibilité. Au Cameroun, la loyauté n’est pas perçue comme une qualité mais plutôt comme un défaut. Tous ceux qui sont loyaux croulent sous les critiques de leur entourage. “Tu fais quoi avec lui?”, “Il vous trompe”… Quand tu cesses d’être loyal, les camerounais disent “tu as enfin compris”. En politique, si on prend le cas du MRC, être loyal à Maurice Kamto est un péché. Tout comme Messanga Nyamding au RDPC, sa loyauté au president Paul Biya est perçue comme une faiblesse. Ou dans le cas du parti Univers où l’absence de loyauté de Cabral à Nkou Mvondo a été applaudie. Si la loyauté exclut donc la tromperie et le mensonge, cela veut dire que nous vivons dans une société qui n’a aucun problème avec la tromperie et le mensonge. Bâtir une société sans loyauté, c’est comme construire un mur avec des briques en éponge. Celui que vous encouragez à ne pas être loyal à l’autre aujourd’hui, ne vous sera pas non plus loyal demain. Nous devons trouver d’autres moyens pour combattre nos adversaires politiques et autres, car en faisant de la loyauté un péché, il nous sera impossible de bâtir une société digne de ce nom.

REACTIONS A L’ARTICLE « la lutte »


25 avril, 19:03
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Depuis que Emmanuel Macron a clairement apporté son soutien à la succession filiale par coup d’Etat au Tchad, les panafricanistes sont désormais convaincus que les luttes de libération nationales des peuples Africains des années 50 et 60 sont encore à l’ordre du jour en 2021. Si dans les années 50 et 60 les armes faisaient parties intégrantes du projet de liberation, nous constatons qu’en 2021 l’option de la lutte armée qu’a défendu Nelson Mandela jusqu’au bout a été complètement abandonnée par les intellectuels africains et la majorité des oppositions Africaines. Peut-on le leur reprocher? Les nouvelles valeurs chrétiennes et musulmanes des africains leur interdisent désormais d’envisager cette option brutale. Pourtant pour le colonisateur de l’époque l’option militaire reste une option, et c’est d’ailleurs pourquoi l’Ex-president Tchadien était “l’ami”. Aujourd’hui le marxisme a disparu comme théorie de lutte de libération du continent, comment on lutte alors? Contre l’ennemi de l’intérieur qui est la dictature “militarisée” africaine et le donneur d’ordre qu’est la France? Certains pensent comme le journaliste camerounais Venant Mboua que la lutte doit se faire contre l’ennemi de l’intérieur. D’autres comme l’activiste Kemi Seba pensent que c’est contre le commanditaire de la dictature et de l’exploitation qu’il faudrait lutter. Quelque soit ce qu’on pense, les appels à la lutte se font de plus en plus entendre et les récentes protestations des jeunes Sénégalais visant à la fois Macky Sall et la France démontrent bien ce qui se joue en ce moment. Sauf que les luttes démocratiques sur le continent s’essouflent à cause de leur inefficacité et l’option de la lutte armée commence à séduire comme c’est le cas au Cameroun avec les Ambaboys anglophones dont les revendications ont été ignorées depuis des décennies. Pour beaucoup d’observateurs le voyage de Macron au Tchad est une forme de déclaration de guerre qui confirme bien que la brutalité française des années 50-60 est toujours à l’ordre du jour. La démocratie dans le pré-carrée va devoir attendre et le modele Macronien des successions qui vont s’enchainer est désormais clair. La question qui se pose est que depuis cet affront les appels à poursuivre la lutte contre la France vont-ils encore se contenter d’être de l’ordre de la démocratie avec des élections bridées ou de l’ordre de la parole savante des intellectuels invités dans les plus grandes universités du monde? J’en doute fort. La lutte va indéniablement prendre une nouvelle tournure, laquelle je ne saurais prédire mais il y a déjà beaucoup de haine dans l’air. Voila pourquoi je propose une solution de la dernière chance. La lutte afin de rester démocratique doit sortir les préoccupations des peuples Africains du cadre privé de la France-Afrique et que ces questions se rediscutent désormais dans un cadre politique avec les peuples Francais… le cadre démocratique Africain a perdu tout crédit et ne saurait plus être le lieu. Le cadre politique et démocratique Francais et Européen devrait etre l’espace de la lutte. Un parti politique Africain doit donc naitre en France. Une espèce d’ internationale Africaine qui fera de la question Africaine une question planétaire.

214Välery Tîto, Pierre Fezeu et 212 autres personnes48 commentaires131 partagesJ’aimeCommenterPartager

48 commentaires

Les plus pertinentsEn ligneÉcrivez un commentaire…

  • En ligneIbrahim MbamokoJean-Pierre Bekolo tout à fait d’accord avec toi. La solution est politique. Je l’ai toujours dit. Il est temps que les africain.e.s de France et de l’Europe investissent l’arène politique. Après la question épineuse c’est le droit de vote des étrangers au niveau local et national dans les pays européens, que les législateurs européens ont savamment verrouillé 7
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  • Lado Ludovic SJExcellente idée, ce combat doit être porté sur le terrain politique et en France, notamment. 11
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  • Albert BoumEn gros l Afrique n est pas une question relevant des Affaires étrangères mais bien une question interne. Comme on fait son lit on se couche.1
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  • Odile MoyoBien compris le développement avec lequel je suis d’accord mais pas trop compris la proposition de fin. Concrètement comment cela se fait il et pour quel impact ?2
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    • Frank NjiagaOdile Moyo la fin se résume ainsi《Macron, c’est ta place que nous NOIRS, voulons 》4
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    • En ligneTiti OdealFrank Njiaga bref, encore quelque chose d’illusoire. 2
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    • En ligneTiti OdealSérieux.
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    • En ligneAuteurJean-Pierre BekoloOdile Moyo les elections en France sont le seul veritable enjeu politique. Il est important que la question Africaine permette aux Francais de choisir tel ou tel autre candidat, donc de gagner ou de perdre des voix. Donc au lieu que ca se joue en privée, ca doit se jouer entre français. Historiquement, l’Afrique que nous avons aujourd’hui a été fabriquée par le General De Gaulle avec L’aval du peuple francais qu’il consultait. Le franc CFA par exemple a ete cree dans le cadre de son projet de « communauté » validé par le parlement. Aujourd’hui le peuple francais n’est plus consulté. La France-Afrique n’existe que parce que l’Afrique est un No Man’s Land, un far west où tous les coups sont permis. Enfin l’Afrique comme mouvement politique est avant tout une vision du monde qui ne concerne pas seulement les noirs ou les Africains. Tout le monde est donc le bienvenu dans un tel parti qui. comme les Maoistes francais de Mai 68!2
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    • Odile MoyoJe vois et comprendsmieuxla logique de créationd’un tel parti qui serait centré sur la politique française vis à vis de ses ex colonies et permettrait mieux aux français d’en être conscients et donc d’influer sur le sort de ces rapports.Mais qui connaît la société française dans sa configuration d’aujourd’hui sait qu’un tel parti ne risque hélas prospérer. Elle est divisée en 3, voir 4 groupes tel qu’à révélé les dernières élections avec quoiqu’on dise un RN qui a une base solide a laquelle la droite traditionnelle ou gauche socialiste n a aucun mal à se joindre lorsqu’il faut stigmatiser et accuser les noirs et autres immigrés de tous les maux. Parmis eux, tu as beaucoup de noirs francisés qui sont dans cette même logique de défendre la démarche francafricains de la France au prétexte que « de la realpolitik des Etats n’ayant pas d’amis « .Les accusations de « communautarisme » y compris dans une mauvaise foi politicienne finiront de brouiller sa portée et de le decredibiliser.A mon humble avis, il serait plus efficace d’integrer et d’appuyer le mouvement qui traite de ces sujets de façon concrète et dans une logique de rapports gagnants/gagnants. Et tout cela est intégré dans l’ideologie des mouvements tels que la FI ou les GJ. Si les noirs avaient eu cette conscience lors des dernières élections et avaient voté massivement JLM au lieu de macron/fillon/hamon, sans doute il serait passé et la donne serait différente aujourd’hui.1
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    • En ligneTiti OdealJe ne pense même pas que les africains en communauté puisse reellement créer un « bordel » impactant. On a vu la formidable mobilisation des GJ ( français) et comment elle a été matée au point où l’on a du rappeler remonter les bretelles à Macron.
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    • En ligneAuteurJean-Pierre BekoloOui bien sûr ce sera le bordel mais le bordel ne doit pas seulement être en Afrique !!!
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    Le filtre Les plus pertinents est sélectionné. Il est donc possible que certaines réponses n’apparaissent pas.En ligneRépondez…
  • Omgba BissogoJean-Pierre Bekolo C’est une solution utopique, un blabla qui fera pschitt et ne produira comme ses consœurs aucun résultat.Face à l’impérialisme français, la solution qui s’impose aux peuples d’Afrique, c’est la violence, la lutte armée et tous les autres sabotages qui vont avec!Le fer aiguise le fer et il n’y a que ce langage que ces individus comprennent.À défaut d’envisager cette option, les politiciens naïfs comme les Kamto, pape du droit dans un Etat de non-droit, continueront de se faire massacrer, embastiller avec la bénédiction des français et Junior sera bientôt installé au pouvoir par Macron « pour la stabilité de l’Afrique centrale et la lutte contre les terroristes ambazoniens ».Et ce ne sont pas les quelques excités du clavier qui pullulent ici sur Facebook qui y changeront quoique ce soit !19
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    En ligneRépondez…
  • Marlise BétéCette analyse est bien vue mais où allons-nous enterrer nos égos pour aller à l’essentiel ?Au stade où nous en sommes, nous devons arrêter de fantasmer sur la démocratie illusoire qui hante nos bouches en refusant de s’installer ou au moins de traverser nos esprits.La seule évidence qui s’offre aux peuples africains dans le cas d’espèces est de s’associer à l’ennemi du commanditaire pour mener une lutte armée à l’intérieur comme aux frontières. C’est dire. C’est violent mais quand on rompt le respect et le dialogue, la violence s’installe sans sans autre forme de procès et il faut savoir se servir des armes et des techniques de l’ennemi contre lui.3
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  • Alain Alfred MoutapamExcellent
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  • Mbala Fisseng FabriceLack of charismatic political leadership in French Colonial Africa, in the likes of Mandela, Lutherking, Ghandi. That is peoole with the right moral compass to speak truth to power. We have the feeling that all oposition leaders in French Africa need the blessings from Paris, and not the adherence of the people. The fear of the unknown by the people. There is no political fight without the support of the majority of the people ready to die for their ideas. In French Africa, people are contented with their self interest and preservation. .. political position for self and family, rather than the greater good
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  • Em AdamsThe African question is already global. What you have is that it is safer in France, « gay Paree », than it is in Cameroon, where the fight is not rhetorical. Baguette or Bombs!
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    •  · 21 h
  • Välery TîtoSeul la lutte libères.Et je ne parles pas des textes et des principes caucasiens. Je parles de celle là qui émane des tripes des Oppressés affamé, dépité et enfin prêt à se jeter en masses contre la dictature et les privilégiés.La lutte, la vague d’espoir qui emportes et balai la court pollué par les bouteilles de champagne et l’odeur nauséabonde des gros cylindrées…4
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  • Venant MbouaPour ma part, la lutte peut être menée sur les deux fronts. Mais ma crainte est que, de répéter aux Africains que leurs problèmes viennent de la France, ils ne finissent par dédouaner leurs dirigeants corrompus et autocrates. Il y a même pire, ils finissent par se laisser tromper par les animateurs des dictature qui savent reposer tous leurs forfaits sur la France. Un type s’organise-t-il, avec sa famille et ses petits copains, pour se momifier au pouvoir ? Il accuse la France. Un régime martyrise-t-il des citoyens qui finissent par se révolter ? On accuse la même France qui l’a mis au pouvoir. Donc pour moi, mettons nos énergies à nous trouver des représentants patriotes et avec eux, nous nous mettrons en position verticale devant la France ou toute autre force impérialiste 27
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    • En ligneAuteurJean-Pierre BekoloVenant Mboua j’ai envie d’ajouter que quand nous parlons du peuple africain, nous ne parlons pas d’un ensemble ayant la même idéologie… Ceux qui profitent de ces dictatures ne veulent pas de changement… Il faudrait donc les chasser eux aussi … tu vois donc le scénario…7
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    • Éric K. SimoVenant Mboua Comment faire alors pour désigner des représentants patriotes à la têtes de nos états avec des systèmes électoraux complètement biaisés? C’est là tout le problème. En 60 ans, au bilan, on n’a pas en Afrique centrale reussi à porter au pouvoir un seul, pas même un seul dirigeant bénéficiant de la légitimité populaire…6
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    • En ligneAuteurJean-Pierre BekoloVenant Mboua tu ne dis toujours pas comment? Je parle des différentes options dont la lutte armée… Tu sembles croire en bon chrétien aux voies non violentes… Mais laquelle? Les question telles que vaincre d’abord les divisions sont une distraction. Exiger la perfection pour obtenir une victoire est déjà compromettre cette victoire. Ton raisonnement ne va pas jusqu’au bout et j’ai peur qu’il explique justement l’impasse actuelle.8
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    • En ligneAuteurJean-Pierre BekoloVenant Mboua je te propose ici une liste de comment on chasse les dictateurs et tu me diras laquelle tu envisages: 1-le peuple dans la rue qui fait partir le président du palais. 2-coup d’Etat des militaires qui prennent le pouvoir. 3-Assassinat, on tue le président et un autre le remplace 4- le président perd des élections démocratiques 5- le président subit des pressions de la communauté internationale et s’en va 6- un génocide 7- une guerre… 6
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    • Frank NjiagaVenant Mboua excellent 👌🏿C’est dommage de retourner ainsi à la case départ après des années de dénonciation des manipulations d’Afrique Média 
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    • En ligneTiti OdealVenant Mboua Ha, on arrive à la conclusion que j’ai eue sur ton post.A la seule nuance que ce que tu préconisés est essayée depuis longtemps avant les indépendances sans succès.Car la matrice réussit toujours au final à imposer celui qu’elle veut. Sankara en est l’exemple patent qui est sûrement la plus grande perte qu’à connue l’Afrique noire francophone en terme de patriote, visionnaire et volontaire.1
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    • En ligneAuteurJean-Pierre BekoloDans un pays comme le Cameroun le peuple n’a jamais choisi son président.As tu une idée de comment mettre au pouvoir ces dirigeants dont tu rêves ?9
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    • Omgba BissogoVenant Mboua Très drôle !🤣🤣🤣🤣
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    • Venant MbouaJean-Pierre Bekolo oui, tous ceux qui, en Afrique veulent en découdre avec la France doivent décider en commun de se débarrasser des suppôts. Quand je relis ta question, elle sonne comme un découragement dans le genre biya’a bo ya alors ? Si nous ne pouvons pas nous rassembler pour et nous organiser pour chasser nos dictateurs satrapes de la France, comment pouvons-nous vaincre alors cette France5
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    • Venant MbouaÉric K. Simo nous avons des élites de cette trempe, nous les connaissons; quand on n’en connait pas à temps, il en émerge pendant les révolutions. Je ne cesse de citer l exemple des pays d’Amérique latine qui se sont débarrassé des États-Unis… 2
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    • Éric K. SimoVenant Mboua Je ne doute pas qu’il existe des leaders capables d’incarner la légitimité populaire. On a eu les leaders nationalistes massacrés au lendemain des independances, aujourd’hui on a des hommes de qualité comme Maurice Kamto au Cameroun, le jeune Succes Masra au Tchad et bien d’autres dont on n’a peut-etre même pas encore entendu parler à date . La question est : comment deboulonner les systèmes néo-coloniaux en place pour pouvoir les porter à la tête des états ?
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    • Venant MbouaÉric K. Simo comment les déboulonner ? Il faut que nous cessions d’abord de nous diviser. De lutter entre nous du peuple et affronter notre adversaire commun, notre élite dirigeante. L’Afrique francophone ne s en sortira pas sans des changements systémiques issus des révolutions, c est à dire la proposition de la refondation à laquelle les peuples adhèrent et se mettent debout pour l’obtenir 1
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    • En ligneTiti OdealJean-Pierre Bekolo c’est pour cela que parler d’unité est une vue de l’esprit. La matrice s’est toujours appuyée sur d’autres africains pour agir. 3
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    • Venant MbouaJean-Pierre Bekolo si nous prenons l’Afrique francophone globalement, selon les pays et les peuples, 1, 2 et 5 peuvent marcher. Dans le cas spécifique de notre pays le Cameroun, nous avons un point zéro à y ajouter: la rééducation par la réinformation des populations. Toutes les divisions que nous vivons, viennent de ce que nos populations, tant de la diaspora que du pays, ne savent pas encore porter le statut de citoyens. Elles sont si fragiles face à la manipulation !!! Ce travail de rééducation peut se faire grâce aux facilités que nous offres les technologies de l’information. C’est utopique ce que je dis? Pour être plus pratique, j aurais pu dire, il n y a que les armes pour chasser les dictateurs FrançAfricains. Mais justement, au nom de tout le bazar des principes universels, l ennemi de souche en profitera pour revenir par des missions internationales et consolider sa place. Il faut que nous populations, devenions en fin des citoyens. Engagés 
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    • En ligneAuteurJean-Pierre BekoloVenant Mboua je pense que malgré le fait que nous avons dans notre pays le Cameroun une histoire de lutte contre justement la France, nous n’avons pas théorisé cette lutte passée pour qu’elle nous prépare à la victoire demain. Les Um Nyobé étaient-ils pas moins chrétiens pour envisager la lutte armée qui a inspiré l’ANC en Afrique du Sud. L’élimination de Moumiéà Geneve, l’exécution de Ouandjé et la mort au combat de Osende Afana quand on en parle ne sont pas des récits résilients qui préparent à la victoire, comme les Japonais et les Allemands nous sommes des perdants d’une guerre… sauf que l’avantage que nous avons sur eux, c’est que la notre était pour une noble cause, c’était pour la libération du colonialisme. Comment se fait-il qu’avec une si belle histoire… toujours pas racontée officiellement puisque ce sont les collaborateurs qui ont pris le pouvoir… les intellectuels camerounais n’aient pas pu préparer la victoire de demain? Reconnais Venant Mbouaque ce que tu souhaites, nous savons que nous ne l’avons jamais préparé pour le mettre en pratique.3
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    • Venant MbouaC est exactement ce que je dis. C est pour cela que je mets cette préparation en point zéro. Il faut commencer par là. On aurait dû commencer par là. Il.ne se fait pas tard, cependant
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    • En ligneAuteurJean-Pierre BekoloSi Gbagbo a été présente à la CPI c’est bien que notre rêve d’autarcie, de faire les choses entre nous sans les autres n’ est plus possible. Et encore faudrait-il définir le “nous”. Nous qui?1
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      •  · 23 h
    • Marlise BétéJean-Pierre Bekolo les options scénaristiques que tu proposes sont claires mais, je crains dans le cas d’espèces que le peuple qui est l’élément essentiel de ce changement soit incapable de suivre.🤣 Non pas que je le traite de populace imbécile à la Dolback mais, je fais une analyse tout à fait objective. 🧏🏾Pour comprendre ma position, retournons à plus de 50 ans en arrière revoir les luttes de libération du Cameroun par exemple, menées par L’UPC.💔💔💔 Faisons un bilan et organisons mieux le mouvement en rectifiant ses manquements en nous servant de nos outils actuels.Regardons les mouvements actuels et soyons d’avis que les jeunes sont en colère mais manquent de stratégies et de formations politiques. On peut aussi reconnaître qu’à son temps, l’UPC a formé des gens et que maintenant, plus aucun parti ne le fait. Ce qui engendre la débrouillardise politique et colérique actuelle.😂Donnons-nous 10 ans et attelons-nous avant toutes choses à former les peuples et à compter sur eux pour de vraies insurrections.👌🏾👌🏾👌🏾Venant Mboua Les options militaires peuvent être envisagées mais, en face, on a 2 grosses puissances qui arment savamment les dictateurs. Le seul contournement pourrait donc être de s’associer aux 2 autres puissances( la Russie et la Chine) qui sont ennemies de l’occident pour aller chasser non seulement nos marionnettes, mais aussi les manipulateurs de celles-ci.🙏🏾🙏🏾🙏🏾 Il faut donc être sûr de ses alliés, de la constitution d’un fonds considérable pour l’armement et s’assurer de mener les actions en une seule semaine pour éviter le maximum de bain de sang. Car, rester longtemps dans une opération militaire mal préparée ferait de nombreuses pertes en vies humaines, donc, nous ne saurons l’envisager pour le moment au vue de la situation actuelle et de la non préparation des différents peuples.
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      •  · 3 h
    • Marlise BétéVenant Mboua L’option de l’Union des peuples n’est pas envisageable. Celà reste une utopie.😂Les camerounais ayant connu les luttes de libération en sont encore traumatisés. 👌Il suffit d’évoquer juste une apposition sérieuse au régime en place pour se voir bannir de la famille par simple peur. 🙆🏾La flagornerie pour le satrape développée par certains n’augure pas seulement la famine, mais aussi la peur profonde due aux tortures psychologiques et les réliques des règnes Fochivé et autres… Le peuple tchadien côtoyant celui du désert est plus prêt car rempli de courage. Celui de Bangui ayant longtemps lutté peut encore se mouiller. Les Kongos? Peut être.🤔🤔🤔 Pour le reste, il vaut mieux oublier. Donc, allons-y méthodiquement et au cas par cas en prenant chaque peuple en fonction de ses spécificités. L’effet boule de neige fera le reste.😂
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    • Marlise BétéVenant Mboua Mboua tu rêves. Tout même tu sais que les meilleurs élèves iront avant trahir et se faire prendre comme de vrais montons, non?!
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      •  · 2 h
    • Frank NjiagaTiti Odeal KAGAME 1
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    En ligneRépondez…
  • Marvyne Loti LoutonadioParlons-en avec Don Presley Mhatt Mfumu Mike Nsaku
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    •  · 1 j
  • Florence CattinJe ne sais pas Jean-Pierre, il manque un peu de compréhension des processus et de vision du futur souvent il me semble dans tes commentaires (si je puis me permettre, avec tout le respect que j’ai pour toi et en sachant que j’ai peut-être/surement tord – car nous parlons de sujets tellement complexes avec tant d’acteurs – et qu’il est tellement facile de juger assis devant notre écran ou au travers de conversations de rues …). ; il y a beaucoup à dire pour la stabilité et ceux qui profitent le plus – en ce moment de l’histoire en tout cas – de l’instabilité politiques sont des mouvements aux idéologies bien plus dangeureuses que celles d’un Deby ou de la transition par son fils – Lorsque celui-ci dit que c’est une étape transitoire, qui sera suivie par des elections – cela semble tellement logique – lui donner le bénéfice de prendre sa déclaration at face value ?? Quelle serait l’alternative (d’autant plus quand tu es en train de défendre tes frontières …)? Tout régime, mm démocratique à l’occidentale (qui pour moi est très loin d’être parfait ou un modèle de bonne gouvernance) serait obligé de nommer immédiatement une relève (le VP en fait ). Bref,tu me dis qu’il faut se battre pour imposer l’Histoire de l’Afrique par exemple à l’école (l’oeuvre la plus complète à ce jour publiée par l’UNESCO et remise à jour partiellement dans les années 2000 – les contes tant qu’ils existent encore et sont transmis, de moins en moins, avec des artistes pour développer ces histoires dans l’inconcient collectif de sa culture mais à ajouter aux histoires de l’humanié), comme l’a fait Lula au Brésil dans certains états, je te dis oui; qu’il faut se réunir avec personnes ayant à coeur le Bien Commun et travailler ensemble pour faire avancer les choess dans la bonne direction – voir créer un parti et travailler sur des vrais programmes, etc … qu’il faut « décoloniser » la pensée et retrouver fierté et puiser force dans ses racines (le seul humus véritable), tout ça je te suis … Après de revenir sans cesse sur la relation (forcemment de par l’histoire) proche et priviligiée entre la France et d’anciennes colonies pour dénoncer ce qui ne peut pas être défait, ne nous équipe pas bien je trouve pour construire tout ce qu’il y a à faire pour assurer ne serait-ce qu’à manger suffisement pour les peuples avec des conditions de vie décentes et dans une nature aussi abondante que possible seule garante de tout développement et futur résilient …Alors un enième parti, réunissant la diaspora ou que celle-ci se réunisse pour s’accorder dans le vote de ses membres dans les nations respectives de résidences, oui, pourquoi pas … mais surtout mettre les mains dans la boue et vraiment apporter des solutions concrètes à ceux qui en ont le plus besoin et n’ont pas le privilège comme nous l’avons de passer un peu de temps ici à partager nos idées … Mais je sais que tu es aussi actif et engagé dans ton domaine que je suis dans le mien, et finalement c’est tout ce que nous pouvons faire, c’est peu mais le ruisseau est fait de gouttes d’eau … En tout cas je te soutiendrai toujours dans tes combats et si tu te sens investit d’une démarche politique, malgrés mes commentaires ci-dessus, j’espère que tu le sais … mais ce qui est en train de se jouer va bien au delà je pense que ces relations ex-colonies/colonisateur ou en tout cas n’ont sont qu’un des aspects; les axes de communication avec de nombreuses autres puissances sont ouverts aujourd’hui aux pays africains (et de la planète entière) et donc allons-y …. échangeons, faisons des deals intelligents, assurons-nous que les dirigeants ont en tête leur mandat de base education, santé, stabilité, etc et de les rendres accountable bien sur, mais travaillons de l’avant. Enfin, my 2 cents comme on dit 🙂 Bonne nuit. 2
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    •  · 15 h
    • En ligneAuteurJean-Pierre BekoloFlorence Cattin heureux de te lire… tu sembles perturbée par l’idée d’un parti Africain en France. Qui t’a dit que ce serait un parti communautariste « diaspora »? Le Maoisme a bien existé en France, tu sais pourquoi? Pace que des intellectuels français pensaient que ce qui se passait en Chine devait influencer le reste du monde. Il en est de meme avec les questions Africaines. Et si tu as voté aux dernières elections, c’est bien que tu crois aux partis comme cadre démocratique pour changer la France. Pourquoi l’Afrique n’a pas droit à ce meme cadre… Pourquoi accepter les promesses d’individus dont on ne sait rien et qui parviennent au pouvoir par la violence si ce n’est accepter cette privatisation des questions Africaines? Enfin j’adore ta chute « assurons-nous que les dirigeants ont en tête leur mandat de base education, santé, stabilité, etc et de les rendres accountable bien sur, mais travaillons de l’avant. » J’ai envie de rire… Sankara voulait quoi? Que lui est-il arrivé? La France est désignée comme responsable. Je te souhaite une bonne journée mon amie….4
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      •  · 6 h
    En ligneRépondez…
  • Flaure Bénie TchinkouTrès bonne analyse…
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    •  · 1 j
  • Serge Armand Kenmogne TeguiaIdée vraiment lumineuses à mon sens. Les politiciens français abusent l’Afrique sur la base de l’ignorance que leurs peuples ont de l’histoire et de l’actualité africaine.2
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    •  · 1 j
  • Appolos TayouJean-Pierre Bekolo je valide ce post.Bonne analyse!1
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  • Minfokah BernardPour changer le système néocolonial français il faut d’abord se débarrasser de celui qui l’incarne1
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    •  · 1 j

LA LUTTE

Depuis que Emmanuel Macron a clairement apporté son soutien à la succession filiale par coup d’Etat au Tchad, les panafricanistes sont désormais convaincus que les luttes de libération nationales des peuples Africains des années 50 et 60 sont encore à l’ordre du jour en 2021. Si dans les années 50 et 60 les armes faisaient parties intégrantes du projet de liberation, nous constatons qu’en 2021 l’option de la lutte armée qu’a défendu Nelson Mandela jusqu’au bout a été complètement abandonnée par les intellectuels africains et la majorité des oppositions Africaines. Peut-on le leur reprocher? Les nouvelles valeurs chrétiennes et musulmanes des africains leur interdisent désormais d’envisager cette option brutale. Pourtant pour le colonisateur de l’époque l’option militaire reste une option, et c’est d’ailleurs pourquoi l’Ex-president Tchadien était “l’ami”. Aujourd’hui le marxisme a disparu comme théorie de lutte de libération du continent, comment on lutte alors? Contre l’ennemi de l’intérieur qui est la dictature “militarisée” africaine et le donneur d’ordre qu’est la France? Certains pensent comme le journaliste camerounais Venant Mboua que la lutte doit se faire contre l’ennemi de l’intérieur. D’autres comme l’activiste Kemi Seba pensent que c’est contre le commanditaire de la dictature et de l’exploitation qu’il faudrait lutter. Quelque soit ce qu’on pense, les appels à la lutte se font de plus en plus entendre et les récentes protestations des jeunes Sénégalais visant à la fois Macky Sall et la France démontrent bien ce qui se joue en ce moment. Sauf que les luttes démocratiques sur le continent s’essouflent à cause de leur inefficacité et l’option de la lutte armée commence à séduire comme c’est le cas au Cameroun avec les Ambaboys anglophones dont les revendications ont été ignorées depuis des décennies. Pour beaucoup d’observateurs le voyage de Macron au Tchad est une forme de déclaration de guerre qui confirme bien que la brutalité française des années 50-60 est toujours à l’ordre du jour. La démocratie dans le pré-carrée va devoir attendre et le modele Macronien des successions qui vont s’enchainer est désormais clair. La question qui se pose est que depuis cet affront les appels à poursuivre la lutte contre la France vont-ils encore se contenter d’être de l’ordre de la démocratie avec des élections bridées ou de l’ordre de la parole savante des intellectuels invités dans les plus grandes universités du monde? J’en doute fort. La lutte va indéniablement prendre une nouvelle tournure, laquelle je ne saurais prédire mais il y a déjà beaucoup de haine dans l’air. Voila pourquoi je propose une solution de la dernière chance. La lutte afin de rester démocratique doit sortir les préoccupations des peuples Africains du cadre privé de la France-Afrique et que ces questions se rediscutent désormais dans un cadre politique avec les peuples Francais… le cadre démocratique Africain a perdu tout crédit et ne saurait plus être le lieu. Le cadre politique et démocratique Francais et Européen devrait etre l’espace de la lutte. Un parti politique Africain doit donc naitre en France. Une espèce d’ internationale Africaine qui fera de la question Africaine une question planétaire.

L’Oedipe Africain – Pourquoi les Africains veulent tuer la France

Dans la rubrique de pourquoi nous les Africains modernes nous sommes comme nous sommes? C’est à dire que nous sommes des gens un peu malades…Avouons-le. Nous sommes bizarres quand nous avons le pouvoir, on ne nous nous reconnait pas dès qu’on a l’argent, n’en parlons pas alors de quand nous sommes célèbres … Nous avons tous fait le constat que qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond en nous. Qu’est-ce qui fait ca? J’ai essayé de l’expliquer en m’appuyant sur le fameux complexe d’Oedipe. Voilà ce que ca donne.

Oedipe c’est le fils qui tue le père et couche avec la mère. Le père pour nous serait, représenté par l’occident colonisateur et la mère serait nos origines ancestrales, notre terre-mère (motherland). Nous les Africains contemporains seraient donc l’enfant qui aurait donc ce père et cette mère. 

En tuant le père comme Oedipe, nous sommes donc dans ce désir de devenir notre propre père. En d’autres termes, nous voulons devenir notre propre occident. Une espèce sans père, auto-engendré. Qui peut nier que nous Africains modernes sommes une créature de l’occident, notre père? Comme le dit  le professeur Valentin Mudimbe, nous sommes une “invention”, une invention de qui? de notre père, l’occident, je parle bien de cette Afrique constituée d’Etats actuels imaginés à la conference de Berlin de 1884 à laquelle aucun Africain n’était convié. Nous voulons être notre propre père sans coucher avec notre mère. Et pourquoi nous Africain voudrait-on devenir notre propre occident? Parce qu’on voudrait une existence auto-produite. Nous voulons d’une vie occidentalisée que nous a apporté notre père, l’occident, mais sans lui. On aimerait être notre propre géniteur de notre modernité. Être son propre occident, c’est être sa propre origine et surtout être autonome, donc “indépendant”. Nous sommes dans un projet hyper ambitieux car il s’agit de nier son absence de fondement en devenant son propre fondement: le fondement d’une personne indépendante, un ego cartésien autosuffisant. Le  complexe d’Oedipe Africain serait dû au fait que nous avons découvert un beau jour, qu’on pouvait prendre la place du père, l’occident et que nous étions devenus autre chose que notre mère, nos origines ancestrales. Le problème n’est pas tant que Papa, l’occident ait un droit prioritaire sur Maman, l’Afrique, ”Mais si je ne fais pas partie de Maman, de quoi fais-je partie ? » Ce qui devient, de façon plus générale : Que suis-je? Qui suis-je ? Apparaît alors le besoin de découvrir son propre fondement, ou plutôt de le créer – un projet vain qui ne s’accomplira jamais comme le pense Mudimbe dans l’Odeur du Père, l’Afrique peut-elle et doit-elle se débarrasser de l’occident? Le résultat est un sentiment du soi illusoire toujours angoissé par sa propre absence de fondement. Voila comment j’explique cette haine des Africains pour la France, des Africains dont l’ideal est de vivre en France.

En meme temps qu’il veut devenir l’occident, l’Africain promet à sa mère qu’il ne vit que pour elle, que toute cette démarche vers le père est pour elle et qu’un jour ils retourneront chez eux . En gros s’il part en occident chez le père, c’est pour faire vivre l’Afrique sa mère. Quel paradoxe! Et pourtant il est là notre projet. Et comme c’est avec les yeux que l’occident nous a ébloui, on peut se crever les yeux comme oedipe ou faire disparaitre celui qui nous ébloui depuis des siècles et est à l’origine de cette maladie dont nous souffrons, le désir de l’occident.