L’ESPRIT DU SOUS-DEVELOPPEMENT

Quand on disait que le sous-développement était mental, j’avais du mal à croire que nos mentalités étaient différentes de celles des autres. Sous d’autres cieux, quand on a froid, on se met à chercher comment fabriquer des pullovers pour se couvrir. Quand on a chaud, on se met à chercher comment fabriquer un engin qui va produire soit du vent, le ventilateur soit du froid, le climatiseur. Chez-nous quand on a froid, on va acheter désormais à la friperie les pullovers venus de là-bas, quand on a chaud, on va acheter chez les chinois les climatiseurs moins chers. Et si c’était cela l’esprit du développement? Un esprit qui est tourné à résoudre ses problèmes et non à attendre que quelqu’un d’autre vienne les résoudre pour qu’on en jouisse. Donc un esprit qui vénère et sacralise la connaissance, le savoir, l’excellence, la rigueur et la competence. Un esprit qui s’oppose à l’esprit du sous-développement qui pense et dit que “il veut nous montrer qu’il connait trop?” et qui oblige les compétents et ceux qui savent à cacher leur savoir. Qui n’aimerait pas que le médecin qui le soigne montre qu’il connait trop? Quand j’entends ceux qui savent, je veux dire les intellectuels produire des théories pour justifier que le niveau des travaux pour la CAN était avancé et developper les théories du complot, je me demande comment l’esprit du développement nous a quitté à ce point. J’ai entendu un responsable de la CAF dire que quand nous exigeons que le Cameroun ait un service d’urgences aux normes dans toutes villes accueillant la CAN, qu’il y aie un scanner etc. Ce n’est pas pour nous, c’est pour developper votre pays, pour que l’Afrique ne souffre plus d’aucun complexe. Quand nous voyons des camions traverser nos villes transportant des poteaux en béton coulés en Italie pour venir construire nos stades sans que ceux qui pensent ne s’offusquent, je me demande comment avons nous intégré à ce point l’esprit du sous-développement. Est-ce juste pour ces petits privileges – je pense aux missions à l’étranger vers ces pays ayant cet esprit du développement et aux voitures fabriquées ailleurs par ce même esprit du développement – que leur octroie le régime en place qu’ils ont renoncé à ce projet qui est le plus important pas seulement pour nous Africains mais pour l’humanité entière? Sans lister le chapelet de toutes ces choses de sous-développés que nous avons appris à justifier dans un pays qui choisi systématiquement pour porte-parole des menteurs, et posent les fondements de l’esprit du sous-développement, la tricherie, le vol, l’injustice, le mensonge, le crime, l’autocratie, la repression, la guerre… nous avons définitivement choisit en entendant nos intellectuels, non pas de ne pas se developper mais d’imposer aux autres notre esprit de sous-développement.

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Si on t’explique le Cameroun…

Si on t’explique le Cameroun et que tu comprends, c’est pas qu’on t’a mal expliqué, c’est qu’on t’a expliqué en sautant un chapitre important.
Ce chapitre manquant est celui qui raconte comment le blanc est parti, comment il nous a laissé et comment nous avons tellement aimé cet endroit où il nous a laissé que quand il est revenu, il ne comprenait pas ce que nous faisions toujours là où nous étions. il nous a demandé ce que nous faisons là, on lui a répondu que c’est lui qui nous a laissé à cet endroit…
En d’autres termes, ce qu’on ne t’a pas expliqué c’est la décolonisation avortée du Cameroun. Après une lutte de libération perdue par les nationalistes, le colonialisme français a créé un troisième camp. Et c’est ce troisième camp à qui ils ont confié le pouvoir et qui le détient toujours aujourd’hui.
Si tu comprends que dans cette bataille il y avait deux camps, les colonisateurs d’un coté, et les nationalistes de l’autre comment expliques-tu ce troisième camp? Des gens qui étaient des deux cotés à la fois?  Tu veux une explication? Il n’y a pas d’autre explications à donner sinon que c’étaient des traîtres.
Ce qui semble incompréhensible pour les camerounais aujourd’hui est qu’ils ont attendu pendant des décennies des oeufs , les oeufs ne sont jamais arrivés , tout simplement parce qu’ils n’avaient pas une poule comme ils le pensaient mais plutôt une chèvre.
Mais comme on a sauté ce chapitre, on préfère penser que c’est l’explication qui n’était pas bonne pourtant elle était juste incomplète. Qu’est-ce qui a aveuglé les camerounais au point de pas voir qu’ils avaient une chèvre? Les petits privilèges, la distribution des privilèges qui est devenu la mission première de cet Etat naissant à fait reléguer au second plan le projet impossible dans lequel ils s’engageaient; celui d’espérer construire un Etat Africain sur les bases du colonialisme.
Comment on passe d’une armée et d’une police coloniale créée et formée pour mater, humilier et surveiller son propre peuple à une armée et une police au service de son peuple?
Comment on passe d’être un indigène soumis qui courbe l’échine à un camerounais indépendant fier?
Comment on passe d’un gouverneur colonial tout puissant à un président d’une République démocratique?
Qui va t’expliquer qu’on a essayé de passé de l’un à l’autre sans rupture et qu’on continue à prendre l’un pour l’autre?
Qui t’a expliqué ce que Achille Mbembe veut dire quand il parle de « sortir de la grande nuit »?
Qui t’a expliqué comme Fabien Eboussi que nous, les Muntus, nous sommes en crise?  Quand bien même tu voudrais comprendre, tu ne dois pas comprendre ces explications qui expliquent l’inexplicable car le fait est que en 2018, le Cameroun demeure encore dans la continuité du projet colonial.
Si vous n’avez pas compris ca, c’est qu’il faudrait tout recommencer y compris le Cameroun lui-même…

DZONGOLAND

Regardez bien les hommes et les femmes qui assistent à cette céremonie, ils ont une chose en commun, nous avons tous une chose en commun nous nous sentons humiliés. Humiliés par un vieil homme qui n’a de consideration ni pour nous, ni pour eux – ils le savent – ni pour leur pays, ni pour l’Afrique ni pour l’Homme Noir. L’Homme Noir a connu plusieurs types d’humiliations avec l’esclavage et la colonisation mais celle que nous vivons ce jour, même les racistes de l’apartheid ne l’avaient pas imaginé; celle de la destruction de l’Homme Africain par l’intérieur: le “Dzongo”! Le Dzongo est cette figure mythologique chez les Betis du Cameroun qui fait pourrir tout ce qu’elle touche. Ceux qui savent disent que nous sommes sous l’emprise du “Dzongo”. Tous ces jeunes hommes hommes forts, beaux et intelligents; toutes ces jeunes filles, belles, intelligentes doivent faire profil bas, éviter de montrer “qu’ils connaissent trop” cacher leurs capacités voire les anéantir pour accepter d’être des “riens” car c’est la seule manière d’exister dans ce Dzongoland où on ne saurait être sans faire allégeance à la bête. Toute cette cour, ces ministres, ces directeurs, ces généraux, ces gardes… savent qu’ils doivent être des “riens” pour avoir cette petite place, ces petits privilèges. Etre “rien” pour être “quelqu’un” tel est le destin qu’ont vécu ces corps noirs pendant plus de trois décennies, des corps d’africains à l’image ce corps sans vie de l’évêque repêché du fleuve à qui on a enlevé toute sa sacralité. Sept ans encore à vivre comme un rien qui n’est pas en mesure de s’épanouir comme les jeunes, les hommes et les femmes sous d’autres cieux quoiqu’on en dise, sans avoir à offrir de leur corps quand ils aimeraient offrir leur cerveau. Sept ans encore à subir le regard de ceux qui ont réussi à s’extirper des griffes du “Dzongo”, qui narguent sans avoir à dire quoique ce soit, provoquant une haine de soi et de tous, sauf une haine de la bête qui a réussi à s’installer dans notre intérieur au point de devenir une seule et même chose. Ainsi le Dzongo se nourrit de cette castration et de ce viol qui a vidé les êtres pour en retour les habiter en se clonant à travers des millions de camerounais devenus à cause d’un seul homme, un monstre à plusieurs têtes.

De l’intelligence française…

C’est vrai que les français sont le peuple le plus intelligent du monde… du moins c’est ainsi qu’ils se perçoivent. Mais lorsqu’il s’agit d’Afrique, cette intelligence semble se dissoudre sous le soleil. Les français ont aussi le plus jeune president du monde mais sous soleil, cette jeunesse elle aussi finit par se dissoudre dans la vieille France colonialiste. Ceci est très compréhensible quand vous regardez le profil des diplomates que le Quai D’Orsay envoie en Afrique, vous imaginez bien que ce sont pas les majors de la promotion de l’ENA , je veux dire ce ne sont pas les plus intelligents .…  On cherche l’intelligence quand un chef d’Etat français, suivez mon regard, vous parle de “stabilité” en parlant d’un homme au pouvoir depuis 36 ans, qui est âgé de 85 ans et passe près la moitié de l’année dans un hôtel en Suisse. J’ai essayé de savoir si ce jeune président parlait du passé, du présent ou de l’avenir? Sans vouloir préjuger du regard que ce dernier porte sur les “stabilisés”, parce que quand il y stabilité c’est bien que certains sont stabilisés car cette stabilité serait une assignation à residence? Nous parlons d’un pays où 200 000 personnes sont dans la nature et cherchent eux une stabilité qu’ils trouveraient bien “en traversant” ou encore dans le “bush falling” expression camerounaise anglophone pour désigner les migrants. Le dictionnaire définit la stabilité comme le “Caractère de ce qui reste en place, sans bouger ni tomber”. Si on s’en tient au “sans bouger”, le projet politique du president français pour ce pays d’Afrique devient très intéressant! Quand on le voit aller se “bouger” dans un night club du pays voisin qui lui « bouge », oubliant que les anglophones dont il soutien la stabilisation dans les camps de réfugiés de ce même pays et bientôt dans l’immigration en France, sont leurs cousins, et leur pays à la fois francophone et anglophone est le “Nigeria francophone” aux potentialités économiques énormes avec un leadership regional possible! Maintenant, prenons dans cette définition de la « stabilité » le “sans tomber”. Est-ce quelqu’un qui est couché peut encore tomber? Le Cameroun est tombé, voilà pourquoi il est si stable. Dans 7 ans son president aura 92 ans, et le president français aura 48 ans; l’âge de l’espérance de vie au Cameroun. L’un aura quasiment le double de l’age de l’autre;  grâce aux hôpitaux non pas français, mais plutôt aux Allemands et Suisse. Quand les deux se sont parlé il semblerait que le mot “stabilité” soit revenu 9 fois!  Je me redemande si c’était en pensant au passé , au présent, ou à l’avenir? Ou si c’était en pensant à tous ceux qui s’opposent, même comme opposant, à ce régime vieux de 36 ans, qu’ils veulent “dé-stabiliser”! En d’autres termes, ceux qui veulent faire « bouger » le pays ou faire tomber l’homme de 86 ans… Même lors d’une élection, puisque l’un a deja choisi l’autre au point de l’inviter comme chef de l’Etat en novembre alors que les résultats de l’élection d’octobre sont encore inconnus! Je cherche l’intelligence, je cherche l’intelligence de Macron en Afrique, je cherche aussi sa « jeunesse » cet argument de campagne, l’intelligence de celui qu’on croyait que le colonialisme « embrouillait »… aidez-moi à trouver la coherence du president de ce peuple le plus intelligent du monde… en Afrique!

 

LA FORCE DE LA MOBILISATION

Avec cette election présidentielle, une victoire se profile à l’horizon. Pour un meeting interdit en pleine campagne par un sous-préfet, Cabral Libi a fait fort à la CICAM ce dimanche 23 septembre. Il a réussi à dire aux jeunes qui ont peur de la politique que se mobiliser pour le changement dans son pays ne veut pas dire envoyer les enfants des autres mourir dans la rue. A force de vivre dans un système interdisant toute expression publique de leurs désaccords par des manifestations publiques sauf quand elles vont dans le sens du régime Biya, les jeunes camerounais ont opté, contrairement à Cabral Libi qui y va frontalement pour des stratégies de contournement des questions politiques quand ils ne se neutralisent pas mutuellement. Ceux qui sont à l’abri de par leur matricule de fonctionnaire ou par leur nomination à un poste, quand ils ne se contentent pas de se taire, doivent au cours d’une élection comme celle-ci non pas soutenir le RDPC parti au pouvoir, mais aller défendre leur poste au village.

Pour un meeting interdit par le regime, la victoire que célèbrent à travers Cabral Libi les jeunes camerounais est avant tout celle de l’espoir que suscite la démocratie, ce sentiment qu’ils ne sont plus obligés de s’accommoder de ce régime et qu’ils peuvent même s’en débarrasser.

La victoire de Cabral Libi est d’avoir ouvert depuis son initiative de 11 millions d’inscriptions, l’espace de mobilisation politique à une jeunesse camerounaise désabusée et peureuse. Il ne reste qu’à souhaiter que cette génération Cabral Libi ne laisse plus le vieux régime usé de Paul Biya refermer par réflexe cette brèche ouverte le temps d’une campagne de 15 jours, cet espace avec ses interdictions honteuses des sous-préfets. Ainsi Cabral Libi aura déjà à son actif d’avoir permis à la jeune démocratie camerounaise de sortir des maisons et des réseaux sociaux pour s’installer définitivement dans la rue pour souvent exprimer leur ras-le-bol.

Si Cabral Libi mobilise c’est beaucoup plus pour sa jeunesse que pour son programme, ce qui n’est pas un problème en soi, mais que le contenu des projets politiques des candidats soit complètement noyé dans ce qui serait susceptible de diviser les camerounais: l’ethnie, la langue, la religion, l’age… et que Cabral devienne le candidat des Bassas, Paul Biya le candidat des Betis , Kamto le candidat des Bamilékés, Joshua Osih et Akere Muna les candidats des anglophones montre que ces velléités de tribalisation de cette élection présidentielle de 2018 sur fond de secession posent aux camerounais la question de savoir s’ils voudraient vraiment vivre ensemble… Quand les camerounais s’intéressent plus à l’ethnie des candidats qu’à leur projet politique, se rendent-ils compte qu’ils sont des sécessionnistes latents qui s’ignorent? Que feront les Bassas, les Bamilekes, les Anglophones, les Nordistes… quand ils verront le regime de Paul Biya perçu comme celui des Betis decider de conserver le pouvoir après le 7 octobre quelque soient les résultats? Cette question est mal posée. Je devrais plutôt demander ce que feront les camerounais… Voilà pourquoi il est urgent pour Cabral, Joshua, Kamto, Akere… de sortir de ce qui divise les camerounais et d’envisager à la veille de cette election une grande mobilisation pour envoyer un message qui manque actuellement; celui de dire qu’on a beau être pour le changement, nous sommes et restons un peuple uni.

LE PACTE CULTUREL de Jean-Pierre Bekolo à l’attention des candidats à l’élection présidentielle de 2018

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Chers Candidats,

Face aux nombreux défis qui se posent à notre pays, je suis convaincu que seule la culture peut sauver le Cameroun.  Parce que la crise que vit le Cameroun est culturelle, nos réponses doivent aussi être culturelles. Le Cameroun a besoin de se réinventer et cette reinvention passe par la mise en place d’une véritable République Culturelle.

Nous devons offrir aux camerounais en toute lucidité et maturité, un projet culturel national proposant à l’autre, une relation mutuellement féconde,  en évitant l’écueil du repli identitaire poursuivant la marche vers l’autonomie sans ignorer les rapports force asymétriques en notre défaveur. Nous devons proposer au monde notre élan vital.

Chers candidats, comment se fait-il qu’aucun camerounais brillant à l’étranger ne vit actuellement au Cameroun? Comment se fait-il que la rue est l’espace réservé aux talents et génies de notre pays? Abandonner les talents c’est renoncer au capital qui fait la force d’un pays. Mépriser la culture c’est nous mépriser nous-mêmes car notre culture c’est tout ce que nous possédons véritablement. Les hommes et les femmes de culture ne sont pas des mendiants qui demandent une aumône aux hommes politiques. Ils ne méritent pas seulement comme les fonctionnaires et les autres d’opérer dans un cadre structuré à partir du sommet de l’Etat, la culture doit faire partie de tous les projets développement de notre pays.

Notre culture est aussi l’outil de la reconstruction de nos infrastructures psychiques car nous devons reconnaitre que nous ne sommes pas sortis de la colonialité. Suite à l’histoire coloniale marquée par le déni, la violence et la honte de soi, la culture camerounaise doit être une culture de la résilience, une culture du réveil qui nous guérit. Elle doit s’attaquer aux questions qui se posent à nous au niveau psychologique et psycho-comportemental et interroger notre agir.

Notre culture doit nous projeter et être afrofuturiste en relevant le défi technologique qui commence par la capacité à  la conserver pour les generations futures et à la rendre accessible au reste du monde sachant que cette mémoire culturelle du pays qui se construit chaque jour est notre propre accouchement.

Notre culture doit répondre à la question de l’universel. Parce que le monde entier se représente l’Afrique, et le Cameroun l’Afrique, il est impératif que le Cameroun pose à travers la culture cet acte de repossession du monde.

Chers candidats, nous ne pouvons donc pas abandonner notre culture camerounaise dans une errance  située entre l’espoir d’une reconnaissance occidentale et le désir d’une adhésion populaire fédérant autour du plus petit dénominateur commun et le capitalisme.

Je vous demande à vous tous qui aspirez à cette fonction présidentielle, à vous êtes candidats à cette élection de 2018 de vous engager en signant ce Pacte Culturel en 10 points  pour faire de notre pays une véritable République Culturelle!

Jean-Pierre Bekolo
cinéaste, President TALENT COALITION

 

Les 10 Propositions

  1. Mettre en place une “politique culturelle” nationale organisant le secteur de la culture et définissant le cadre, les conditions d’exercice, le statut, les rapports des différentes professions et acteurs, le chômage, la retraite et l’assurance maladie. Créer une académie attribuant chaque année des prix nationaux dans le domaine de la culture dotés d’une importante enveloppe financière. 
  2. Créer une agence nationale d’investissement, de financement et de promotion des innovations, des infrastructures et de la production culturelle dotée d’un budget d’au moins 100 milliards de FCFA afin d’en faire de la culture un secteur stratégique pour notre économie pour une consommation locale et une compétitivité l’internationale. 
  3. Ne pas abandonner la culture aux seules lois du capitalisme en fixant un cahier de charges culturelles à tous les ministères, mairies, écoles, et institutions publics et entreprises privés au prorata de leur budget ou chiffre d’affaires.
  4. Inscrire la culture comme priorité dans des Programmes Indicatifs Nationaux et Régionaux (PIN et PIR) de coopération, ainsi que dans le Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (DSCE). 
  5. Financer la culture par la création d’une taxe culturelle pour toutes les entreprises dont l’activité importe des cultures non-africaines, menaçant nos cultures de disparition: téléphonie, chaines de télévision, internet, publicités, importation dans le secteur de l’habillement, agro-alimentaire… pour financer et promouvoir  la culture nationale. 
  6. Créer une plateforme de crowdfunding pour financement de la culture ouverte sur l’international.
  7. Faire de l’alphabet du roi Njoya l’alphabet national camerounais aux cotés de l’existant, plus sophistiqué que le chinois. Et du faire du Cam-fran-anglais une langue nationale officielle. 
  8. Créer à l’instar des centres culturels français en lien avec les ambassades des maisons de la culture du Cameroun comme des espaces culturels où se fait la promotion de la culture du Cameroun à l’étranger et ouvrir de nouveaux marchés à la culture. Et offrir un statut diplomatique aux acteurs culturels ayant fait briller les couleurs du Cameroun à l’étranger.
  9. Assainir le marché de la vente des produits culturels en créant une unité de police spéciale voire un tribunal pour protéger les produits culturels contre la piraterie et la fraude et permettre la création d’une économie culturelle.
  10. Mettre en place un environnement fiscal et douanier incitatif adapté à la double nature économique et culturelle des activités des entreprises de la culture.